(BFI) – À Bangkok, la délégation camerounaise a échangé avec la Directrice générale des opérations de la Banque mondiale sur l’amélioration du taux de décaissement d’un portefeuille évalué à plus de 5 000 milliards de FCFA. Un enjeu majeur pour accélérer l’exécution des projets et leurs retombées pour les populations.
L’amélioration du taux de décaissement est au cœur des préoccupations au Cameroun, où le montant global des soldes engagés non décaissés (SEND) atteint 5 107,4 milliards de FCFA à fin juin 2026. Ces fonds, déjà octroyés par les bailleurs de fonds internationaux (Banque mondiale, BAD, etc.) sous forme de prêts-projets extérieurs, restent dormants ou oisifs en raison de blocages structurels importants.
En marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale, la délégation camerounaise a rencontré Anna Bjerde, Directrice générale des opérations de l’institution. Cette activité s’inscrit dans la participation du Cameroun à ce rendez-vous international organisé du 12 au 18 octobre 2026 dans la capitale thaïlandaise.
Conduite par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, et le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, la délégation poursuit le dialogue avec les partenaires financiers autour des priorités nationales de développement.
Selon les informations communiquées sur cette rencontre, les échanges ont porté sur la nécessité d’améliorer le taux de décaissement du portefeuille de coopération avec la Banque mondiale, évalué à plus de 5 000 milliards de FCFA. L’enjeu est concret : permettre aux financements engagés de soutenir plus rapidement la réalisation des projets. Le décaissement correspond à la mise à disposition effective des ressources, conformément aux conditions et à l’avancement des opérations financées. La valeur du portefeuille ne représente donc pas une somme immédiatement disponible dans les caisses de l’État.
Pour les populations, une meilleure mobilisation de ces financements doit se traduire par des projets exécutés dans de meilleurs délais et des services accessibles plus rapidement. Cette priorité souligne l’importance de la préparation des opérations, de la coordination des acteurs et du suivi de leur mise en œuvre.
La rencontre intervient alors que les Assemblées annuelles placent l’emploi, l’investissement, la croissance et les solutions concrètes de développement au cœur des discussions. Pour le Cameroun, l’objectif est de renforcer l’efficacité de la coopération et de transformer les financements mobilisés en résultats visibles sur le terrain.
André Noir




