AccueilManagersDécideursLa Banque mondiale salue les progrès accomplis par le Cameroun pour sa...

La Banque mondiale salue les progrès accomplis par le Cameroun pour sa discipline budgétaire et l’accélération des réformes

-

Ousmane Diagana, vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, a fait ces remarques lors d’une réunion bilatérale de haut niveau avec la délégation camerounaise le 15 avril. Cette réunion a permis d’examiner les progrès réalisés dans les secteurs clés et de définir les priorités pour la période à venir. M. Diagana a souligné les avancées du Pacte national pour l’énergie du Cameroun, ainsi que des initiatives telles qu’AgriConnect et le développement du secteur minier.

Les discussions ont également porté sur le projet de corridor Douala-Bangui, actuellement en phase de préparation avancée. Cette infrastructure devrait faciliter les échanges commerciaux, améliorer les transports et stimuler l’activité économique du Cameroun et de ses voisins enclavés, renforçant ainsi la position du pays comme plaque tournante stratégique du transit en Afrique centrale. La Banque mondiale a réaffirmé son engagement à soutenir le Cameroun face aux incertitudes mondiales persistantes, notamment le conflit au Moyen-Orient, qui continue de perturber les chaînes d’approvisionnement en pétrole, en gaz naturel et en produits de première nécessité, dont les engrais.

Représentant le gouvernement, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, et le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, ont salué la contribution de la Banque au développement du Cameroun, réaffirmant leur engagement en faveur de la discipline budgétaire, de l’accélération des réformes structurelles et d’un financement du développement aligné sur les priorités nationales. Ils se sont également félicités du financement rapide récemment accordé par la Banque au Programme forestier, lancé en avril 2026, visant à transformer l’économie forestière camerounaise.

S’adressant à la presse, le ministre Motaze a souligné l’importance particulière des réunions de cette année, notant que le FMI avait déjà évalué l’économie dans le cadre de ses consultations au titre de l’article IV avant l’arrivée de la délégation. Il a ajouté que les chefs d’État de la CEMAC s’étaient entendus sur des décisions clés lors d’un sommet à Brazzaville, au Congo, en janvier, établissant un cadre régional coordonné en amont des discussions avec les responsables du FMI à Washington. En marge des négociations, la délégation camerounaise a également rencontré des investisseurs privés afin de les informer de la situation économique du pays.

Concernant la guerre au Moyen-Orient, le ministre Motaze a indiqué que la délégation avait mené des analyses de scénarios, examinant les conséquences possibles selon que le conflit se poursuive ou qu’un cessez-le-feu soit instauré. Il a déclaré que la conclusion était que « les conséquences seraient très graves », ajoutant que le Cameroun étudiait des solutions pour y remédier et que « notre économie a fait preuve d’une grande résilience malgré les différents chocs externes ».

Par ailleurs, le ministre des Finances a profité de sa visite à Washington pour s’entretenir avec des représentants de l’ambassade du Cameroun au sujet de la comptabilité des actifs de l’État, et plus particulièrement de la gestion et de l’évaluation des biens publics détenus à l’étranger. Les discussions ont porté sur la mise en place d’un inventaire fiable et actualisé des actifs immobiliers et mobiliers appartenant à l’État, ainsi que sur leur traçabilité et leur conformité aux normes locales.

Les représentants de l’ambassade ont reconnu les difficultés liées à l’évaluation et à la gestion des actifs, tout en réaffirmant leur soutien aux réformes en cours. Selon eux, cette démarche s’inscrit dans un effort plus large de modernisation de la gestion des finances publiques et d’alignement du Cameroun sur les normes internationales de gouvernance et de transparence.

Lors d’une table ronde organisée en marge des Réunions de printemps, les autorités camerounaises ont présenté la stratégie énergétique du pays aux acteurs des secteurs public et privé, insistant sur le rôle du gaz comme moteur direct de l’industrialisation et de la transformation économique.

Les institutions de Bretton Woods ont globalement qualifié les progrès du Cameroun d’encourageants et positifs, tout en soulignant la nécessité de poursuivre les réformes pour consolider la stabilité macroéconomique et soutenir la croissance.

Omer Kamga

Rédaction
Rédaction
Média multi-support édité par l’Agence Rhéma Service, cabinet de communication et de stratégie basé à Douala, Business & Finance International regroupe des partenaires internationaux issus du monde des médias, des affaires et de la politique, mus par la volonté de fournir une information vraie, crédible et exploitable pour un investissement sûr en Afrique.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici