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La Banque mondiale prévoit une batterie d’opérations visant à réduire la dette des pays

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Ces opérations permettraient aux gouvernements de remplacer des prêts à taux élevés par des financements moins coûteux, assortis de garanties de la Banque mondiale. Les gouvernements pourraient alors affecter une partie des économies réalisées au financement de l’éducation, de la santé, de l’accès à l’eau ou de la protection de l’environnement. Ces initiatives interviennent alors que de nombreux pays en développement peinent à financer des services essentiels.

Selon les estimations de la Banque mondiale, ils devraient verser environ 400 milliards de dollars à leurs créanciers extérieurs en 2026, les intérêts représentant près d’un tiers de ce montant. Le coût élevé de l’emprunt pèse lourdement sur les budgets publics. Refinancer une dette coûteuse à des taux plus bas La Banque mondiale ne rembourse pas directement les dettes des gouvernements. Elle fournit plutôt des garanties qui réduisent l’exposition au risque des prêteurs, facilitant ainsi l’obtention de financements à de meilleures conditions pour les gouvernements. Ces derniers utilisent ensuite les fonds obtenus pour rembourser par anticipation des prêts plus onéreux. L’objectif est de réduire les paiements d’intérêts et d’allonger les délais de remboursement. Les gouvernements peuvent utiliser les économies réalisées pour financer des projets de développement.

Ce mécanisme, appelé « échange dette-développement », repose sur le refinancement de la dette existante plutôt que sur son annulation. En mai 2026, la Banque mondiale a annoncé son intention de plus que doubler le volume annuel de ses garanties en Afrique pour atteindre 6,4 milliards de dollars d’ici 2030. L’objectif est de mobiliser 23 milliards de dollars de capitaux privés sur quatre ans, notamment dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et des services financiers.

La Côte d’Ivoire a été le premier pays à réaliser une opération d’échange dette-développement dans le cadre du dispositif de la Banque mondiale. En décembre 2024, le gouvernement a annoncé un accord pour refinancer près de 400 millions d’euros de dette commerciale à taux élevé, avec le soutien de la Banque mondiale. Cette opération a permis au gouvernement d’obtenir un nouveau prêt commercial assorti d’un taux d’intérêt plus bas et d’une durée de remboursement plus longue.

Selon la Banque mondiale, l’accord devrait libérer environ 330 millions d’euros de ressources budgétaires sur cinq ans et générer au moins 60 millions d’euros d’économies en valeur actuelle nette sur la durée du prêt. La majeure partie de ces économies est affectée à la construction d’écoles. L’Angola a recours à un mécanisme de refinancement similaire En mars 2026, l’Angola a également obtenu le soutien de la Banque mondiale et de son Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) pour refinancer sa dette commerciale grâce à un prêt de 400 millions de dollars.

Ce dispositif associe une garantie de 240 millions de dollars de la Banque mondiale à une couverture complémentaire de la MIGA. La majeure partie des économies attendues servira à financer la construction de 30 écoles secondaires supplémentaires, au bénéfice de plus de 32 000 élèves. Ces deux opérations illustrent la manière dont les gouvernements peuvent réduire les coûts du service de la dette tout en préservant des marges de manœuvre budgétaires pour l’investissement. Toutefois, ces mécanismes ne sont pas adaptés à tous les pays. Ils doivent générer de véritables économies une fois déduits les frais de financement et les coûts de transaction.

Les pays dont la dette est devenue insoutenable pourraient néanmoins avoir besoin d’une restructuration de dette plus globale. M. Banga n’a pas précisé quels pays étaient concernés par les 14 ou 15 opérations en préparation, ni divulgué leur valeur totale.

Rédaction
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