(BFI) – L’entreprise technologique chinoise Huawei a proposé des solutions numériques visant à moderniser les systèmes de production, de transport et de distribution d’électricité au Cameroun, dans un contexte où le gouvernement cherche à améliorer l’approvisionnement en énergie, la performance du réseau et l’accès à l’électricité. Ces propositions ont été présentées lors d’une réunion avec le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, à Yaoundé, le lundi 19 octobre 2026.
Selon le ministère de l’Eau et de l’Énergie, Huawei a suggéré d’identifier les besoins des opérateurs du secteur électrique afin de développer des solutions numériques adaptées à leurs infrastructures et à leurs activités. Les échanges ont également porté sur l’intégration des énergies renouvelables, le développement des infrastructures électriques et la production décentralisée d’énergie solaire.
Huawei a par ailleurs partagé des expériences issues de Chine et d’Allemagne, mettant en avant les avancées technologiques en matière de production d’énergies renouvelables, d’adaptation des réseaux et d’évolution des modes de consommation électrique.
L’accès à l’électricité et les pertes sur le réseau restent des préoccupations majeures
Le Cameroun continue de faire face à des défis concernant l’élargissement de l’accès à l’électricité et la réduction des pertes sur le réseau. D’après les données de la Banque mondiale, les pertes liées au transport et à la distribution d’électricité représentaient environ 25 % de la production totale d’électricité du pays en 2024. L’institution estime également qu’en cette même année, 72 % de la population camerounaise avait accès à l’électricité, un taux atteignant 95,6 % en milieu urbain. En janvier 2025, la Banque mondiale a rapporté qu’environ 75 % de la population rurale camerounaise n’avait toujours pas accès à l’électricité, malgré les investissements en cours dans les infrastructures de production et de distribution.
Huawei a présenté la production décentralisée d’énergie solaire comme une solution pour étendre l’accès à l’électricité, en mettant en avant des systèmes permettant aux consommateurs de produire une partie de l’énergie dont ils ont besoin, réduisant ainsi leur dépendance vis-à-vis du réseau centralisé. Le ministère a indiqué que les discussions ont également porté sur les exigences techniques liées à l’intégration des sources d’énergie renouvelables dans les réseaux électriques existants.
À l’issue de la présentation, le ministre Gaston Eloundou Essomba a reconnu que les solutions proposées s’inscrivaient dans les priorités de la politique énergétique nationale du Cameroun. Le ministère a qualifié cette rencontre d’opportunité pour explorer une éventuelle coopération en matière de modernisation du secteur électrique, notamment par le biais de technologies numériques destinées à améliorer la performance opérationnelle et la qualité des services fournis.
Rémy Ngassana




