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Gabon, Tchad, RCA et Guinée Équatoriale préparent leur retour au guichet du FMI

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Pour les pays de l’Afrique centrale, ce contexte se traduit par une pression accrue sur les comptes publics, accentué par une baisse brutale de l’aide bilatérale qui aurait chuté de plus de 20% en 2025 selon l’OCDE. Face à cette érosion des marges de manœuvre budgétaire, les capitales des pays de la Cemac se tournent tour à tour vers « le pompier des crises ». Le Gabon a officiellement sollicité un nouveau prêt, marquant un tournant dans la gestion de la transition, tandis que le Tchad et la Centrafrique font l’objet des revues de programmes rigoureuses. La Guinée Equatoriale, de son côté, demeure sous la surveillance étroite des services du Fonds. Ce recours collectif n’est plus seulement une option de financement, mais une nécessité pour débloquer d’autres soutient multilatéraux et crédibiliser les politiques de désendettement, notamment pour le Mozambique et le Zimbabwe en périphérie de la zone.

Le paradoxe de cette nouvelle vague de sollicitation réside dans le statuts d’exportateurs des hydrocarbures de la majorité de ces Etats. Si les cours du brut soutiennent théoriquement les recettes, l’inflation importée fragilise la stabilité sociale. La zone subit de plein fouet la désarticulation des chaînes d’approvisionnement et le tarissement des transferts de fonds. Pour la BEAC qui vient d’injecté 500 milliards de Fcfa pour soutenir la liquidité des banques de la région, ces programmes avec le FMI agissent comme un catalyseur pour stabiliser les réserves de changes communes, garantissant ainsi la parité du Franc CFA face à un environnement de plus en plus volatil.

Au-delà de l’urgence financière, le FMI rappelle que le potentiel de résilience de la zone repose sur des réformes structurelles profondes. Le fonds estime que combler l’écart en matière de gouvernance et de régulation des affaires pourrait booster la production régionale de 20% sur la prochaine décennie. Pour le Gabon et ses voisins, le défi de 2026 ne consistera pas uniquement à obtenir des décaissements rapides, mais à transformer ces contraintes extérieures en opportunités pour diversifier des économies encore trop dépendantes de la rente pétrolière et de l’aide étrangère.

Rédaction
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