Éditorial : c’est dans les moments difficiles que se prennent les bonnes décisions.

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(BFI) – Il est probable qu’une telle remarque nous vaudra quelques critiques mais qu’importe !, elle reflète bien la réalité pour le moins particulière du temps que nous vivons. La voici donc résumée en quelques mots.

La pandémie du coronavirus, qui est bien évidemment dramatique sur le plan humain, donne aussi aux jeunes nations de ce monde l’occasion unique de rappeler à la communauté humaine dans son ensemble que l’Afrique et tout particulièrement l’Afrique dite « noire », autrement dit subsaharienne, occupe dans tous les domaines une position stratégique. Et que, par conséquent, elle doit se trouver au cœur des réflexions concernant l’avenir de l’humanité, avec en tête de liste des actions à mener pour l’accompagner  par l’appui économique et financier qui permettra à ses peuples de résoudre les mille et un problèmes que leur pose le sous-développement hérité des siècles précédents.

Parce que le quart de l’humanité y vivra à échéance de cinquante ans, parce que les populations de notre continent sont les plus jeunes, parce que toute pandémie qui les frapperait provoquera d’immenses dégâts humains sur la surface du globe, parce que la lutte planétaire contre le dérèglement climatique dépend pour une large part de notre capacité à protéger la nature qui nous entoure, parce que les ressources naturelles que nous détenons n’ont pas d’équivalent sur les autres continents, parce que la stabilité à venir de cette immense espace dépend pour une large part de l’émergence de ses populations, la communauté mondiale dans son ensemble ne peut que se mobiliser à nos côtés dans les temps à venir.

Dans un tel contexte, il revient à nos gouvernants d’agir dès à présent pour faire valoir ces données à l’échelle planétaire. Tout simplement parce que la pandémie de Covid-19 ouvre enfin les yeux des scientifiques, des médecins, des chercheurs, mais aussi et peut-être surtout des gouvernants, des institutions internationales, des grandes puissances sur les conséquences dramatiques à tous égards que pourrait susciter dans les mois ou les années à venir l’effondrement sanitaire de l’Afrique.

Tous les stratèges le savent et depuis fort longtemps : c’est toujours dans les moments difficiles que se prennent les bonnes décisions.

Bertrand Abégoumégné

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