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Dangote Refinery ouvre son actionnariat au public pour démocratiser la propriété de l’infrastructure

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L’annonce a été faite le samedi 21 février, lors d’une visite de la raffinerie par Bayo Ojulari, directeur général de la société publique du pétrole (NNPC), accompagné de hauts dirigeants de l’entreprise publique. Aliko Dangote a rappelé le rôle clé de la NNPC en tant que partenaire et actionnaire de la raffinerie, précisant qu’elle détient actuellement 7,25 % du capital de Dangote Refinery.

Les dividendes pourront être perçus en naira ou en dollars américains, la raffinerie générant d’importants revenus en devises grâce aux exportations de carburants et de produits pétrochimiques.

L’ouverture des actions au public vise à démocratiser la propriété d’un actif national stratégique, renforcer la liquidité et la capitalisation du marché boursier nigérian et permettre aux investisseurs particuliers de bénéficier de dividendes et de plus-values. La raffinerie estimée entre 20 et 25 milliards de dollars, pourrait voir sa valorisation finale consolidée par la double cotation possible à la Bourse de Londres. Les revenus d’exportation projetés, principalement issus de produits pétrochimiques comme le polypropylène et les engrais, devraient soutenir la distribution de dividendes en dollars et fournir un mécanisme de couverture contre la volatilité du naira.

Cette annonce du milliardaire nigérian arrive dans un contexte marqué par les premières initiatives visant à faire passer la capacité de la raffinerie à 1,4 million de barils par jour, d’ici les trois prochaines années, ce qui fera d’elle la plus grande usine de ce type dans le monde.

La raffinerie Dangote, capable de traiter 650 000 barils par jour, couvre la totalité des besoins domestiques en essence, diesel, kérosène et carburéacteur et peut exporter jusqu’à 40 % de sa production. Le site se développe également dans la pétrochimie avec une capacité annuelle de 400 000 tonnes d’alkyl benzène, largement suffisante pour approvisionner l’ensemble du continent africain, et prévoit la production de surfactants pour l’industrie des détergents, consolidant son rôle de pôle industriel au-delà du raffinage.

La raffinerie supporte une dette de 3,65 milliards de dollars, dont 2 milliards en prêts syndiqués senior et 1,65 milliard en prêts intra-groupe, que les revenus opérationnels devraient permettre de rembourser d’ici 2027, complétés par des cessions d’actifs du groupe.

Aliko Dangote a également évoqué la possibilité d’une collaboration avec la NNPC sur certains gisements pétroliers en amont, notamment les blocs 71 et 72, renforçant la synergie entre production de pétrole et raffinage. La raffinerie s’inscrit dans une stratégie plus large visant l’autosuffisance énergétique du Nigeria et le développement industriel du pays, tout en soutenant la sécurité alimentaire du continent grâce à l’expansion dans les engrais et les produits chimiques.

Rédaction
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