(BFI) – Vingt banques commerciales nigérianes se sont déjà conformées aux nouvelles exigences en capital minimum, à environ un mois de la date limite fixée à fin mars 2026, selon des données publiées le mercredi 25 février par la Banque centrale du Nigeria (CBN).
Décidé en mars 2024 par la Banque centrale du Nigeria, le relèvement du seuil minimum du capital des banques commerciales vise à renforcer la solidité du système bancaire et à soutenir des financements de plus grande ampleur. La date limite est fixée au 31 mars 2026.« 20 banques ont pleinement satisfait aux nouvelles exigences en capital minimum, ce qui confirme les progrès constants accomplis vers un système financier plus robuste et mieux capitalisé. 13 autres sont à des stades avancés et elles devraient achever leur recapitalisation dans les délais », a précisé l’institution dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion de son comité de politique monétaire.
La Banque centrale a également révélé que le montant cumulé des capitaux levés dans le cadre de ce processus de recapitalisation des banques a déjà atteint 4050 milliards de nairas (environ 2,94 milliards USD). Ces fonds ont été mobilisés à hauteur de 71,6 % (2900 milliards de nairas) auprès d’investisseurs locaux, tandis que 1150 milliards de nairas ont été collectés auprès de porteurs de capitaux étrangers. Le comité de politique monétaire a souligné l’importance de l’opération de recapitalisation, notant qu’elle « renforcera la résilience du système financier et améliorera sa capacité à soutenir une croissance économique durable ».
C’est en mars 2024 que la Banque centrale du Nigeria avait relevé de façon significative le capital minimum exigé pour les banques commerciales. Les établissements disposant d’une licence internationale doivent désormais atteindre 500 milliards de nairas contre 200 milliards pour celles ayant une licence nationale. Les banques qui opèrent dans une seule région du pays se voient imposer un plancher de 50 milliards, tandis que les établissements islamiques doivent disposer de 20 milliards de nairas au moins lorsqu’ils opèrent à l’échelle nationale, et de 10 milliards pour des activités couvrant une seule région.
Les banques ont donc eu deux ans pour mobiliser les fonds nécessaires, et le gouverneur de la CBN, Olayemi Cardoso, avait déjà annoncé le 23 septembre 2025 que 14 prêteurs sur les 36 qui opèrent dans le pays respectent les nouvelles exigences. Access Bank, Zenith Bank, Ecobank Nigeria, Wema Bank, Stanbic IBTC et GTBank figurent parmi les banques qui ont déjà atteint les niveaux de capital requis.
Dans le même temps, une poignée de banques de petite taille pourraient être obligées de procéder à des fusions-acquisitions pour échapper à la révocation de leurs licences.
Pour rappel, la Banque centrale du Nigeria a justifié le relèvement des exigences en capital non seulement par la nécessité de renforcer la solidité du système bancaire face aux chocs extérieurs, mais aussi par une volonté de soutenir des financements de plus grande ampleur, notamment dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures.




