Au Gabon, les régies financières défient le gouvernement

0
53

(BFI) – La Fédération des collecteurs des régies financières (Fecorefi) a appelé à l’arrêt des activités des régies financières sur toute l’étendue du territoire, ce 19 mars 2021, au cours d’une conférence de presse à Libreville. Ce, pour exiger le paiement des primes à la performance budgétaire (PPB) pour le compte du mois de février 2021.

«Nous nous insurgeons contre (…) le non-paiement de la prime du mois de février 2021. Nous ne comprenons pas que la tutelle ne soit pas en mesure de justifier le non-paiement de ladite prime. Pour toutes ces raisons et bien d’autres, nous demandons à nos membre de se confiner chez-eux et de respecter les mesures barrières », a déclaré le président de la Fecorefi, Carlos Roberto Otounga.

Ces agents s’insurgent également contre la réforme instituant la prime à la performance budgétaire et de l’Intéressement spécifique (IS) adoptée en décembre 2020. Ces primes désormais s’obtiennent sur la base du mérite. Or, d’après certaines sources au sein de l’administration gabonaise, les agents des régies  financières n’ont pas atteints les objectifs qui leurs étaient fixés pour le mois de février. Raison pour laquelle, ils ne méritent pas de percevoir ces primes comme le prévoit le décret fixant les modalités d’évaluation et d’attribution de l’intéressement spécifique servi aux agents des administrations des douanes, des impôts, du trésor et des hydrocarbures.

La sortie de la Fecorefi s’apparente donc à un nouveau bras de fer avec le gouvernement, qui intervient dans un contexte difficile pour le Gabon. Un pays qui, en plus de faire face aux conséquences coûteuses de la pandémie de la Covid, doit également suivre de près les réformes économiques imposées aux six pays de la Cemac par le Fonds monétaire international. Des réformes dont la finalité est le redressement des économies des pays de la sous-région afin de les remettre durablement sur le chemin de la croissance.

Rappelons qu’en 2020, les grèves à répétition  des agents des régies financières ont coûté près de 200 milliards de FCFA à l’État selon le porte-parole de la présidence de la République Jessye Ella Ekogha.

Vanessa Eboulie

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here