Au Cameroun, les femmes enceintes sont plus exposées au paludisme

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Paludisme

(BFI) – Révélation du rapport annuel du Programme national de lutte contre le paludisme pour 2020. La région de l’Est a également enregistré le plus de décès l’an dernier.

Une distribution des moustiquaires imprégnées à parfaire. Des femmes enceintes qui ne courent plus les formations sanitaires. Des agents de santé communautaire fortement demandés sur le terrain. 2020 aura été une année spéciale pour le paludisme au Cameroun. Le rapport sur la maladie dans le pays dressé par le Programme national de lutte contre le paludisme appelle à plus de sensibilisation et de déploiement pour faire chuter la courbe des décès.

Sur la distribution des Milda

Les moustiquaires imprégnées à l’insecticide à longue durée d’action (Milda) continuent de pénétrer dans les ménages camerounais. En 2020, la campagne de distribution a ciblé les régions du Littoral et du Sud-Ouest. Les chiffres révèlent un taux de couverture des ménages à 95,6% dans le Littoral, contre 95,4% dans le Sud-Ouest. Au total, plus de 81 000 ménages ont été servis, pour 1 980 471 moustiquaires distribuées.

Sur le cas des femmes enceintes, les chiffres révèlent que les consultations prénatales ont varié d’une région à l’autre. L’Est est en tête avec plus de 122% de taux de fréquentation, suivie de l’Adamaoua (97,2%) et le Sud-Ouest ferme le classement (47,1%). En ce qui concerne les Milda, moins de la moitié des femmes enceintes attendues dans le pays les ont reçues. Ainsi, seules près de 280 000 sur 943 780 femmes attendues disposent d’une Milda. De ce point de vue, la région de l’Est est la moins couverte. Seules 5 482 femmes ont été servies sur près de 50 000 lors des consultations prénatales. La région du Centre enregistre également un chiffre faible. Près de 15 000 femmes pour 108 291 femmes consultées. Le taux est le plus élevé dans le Sud-Ouest (72,1%) où 19 607 femmes enceintes ont reçu une Milda sur 27 195 aux consultations.

Sur les agents de santé communautaire

Ces personnels viennent en appui au travail réalisé dans les formations sanitaires. Ils contribuent en matière de diagnostic et de traitement de la maladie. Pour 2020, les agents de santé communautaire ont globalement contribué à hauteur de 15% pour le diagnostic et 17% au traitement du paludisme. En 2020, s’agissant du diagnostic du paludisme simple, leur déploiement a été plus important dans l’Extrême-Nord (55 136) et plus faible dans le Sud (7 151). Le traitement indique les mêmes tendances. Globalement, pour les agents de santé communautaire et les formations sanitaires, le Cameroun enregistre 1,6 million de diagnostics du paludisme simple pour 1,3 million de traitement.

Sur la surveillance épidémiologique, le Cameroun compte à ce jour 5 617 formations sanitaires. Chacune d’elle se fait le devoir de remonter les données liées au paludisme. En matière de rapportage, le meilleur score vient de l’Ouest (95,5%) qui compte 800 formations. Avec ses 900 formations sanitaires, le Littoral enregistre le pire taux de rapportage (68,9%). S’agissant de la promptitude pour le transfert de ces données, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest enregistrent moins de 50%, du fait de la situation sécuritaire. Pour le volet morbidité due au paludisme, le Nord apparaît comme la région où la situation est la plus préoccupante, suivie de l’Extrême-Nord et du Sud. Le Nord-Ouest est moins touché avec ses 19%.

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