Au Cameroun, les chutes de la Lobe constituent un grand attrait pour les touristes

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(BFI) – Des cascades qui confèrent une harmonie musicale agréable à l’oreille du visiteur, une plage de sable fin qui caresse les pieds des touristes à leur passage, des arbres qui forcent l’admiration et appellent au recueillement. A l’entrée du site, Martin Konda, jeune artiste offre aux visiteurs gracieusement, une statuette faite de sable. On a un restaurant offrant une grande variété de mets traditionnels locaux à base de fruits de mer.

Situé à sept kilomètres au sud de Kribi, le site constitue une des attractions majeures du Cameroun. La beauté du paysage n’a d’égale que le charme et la fascination qu’elle produit. A gauche lorsqu’on pénètre le site des chutes de la Lobe, Jeanne K. et sa fille ont installé, sous un arbre, une cantine de fortune portant deux marmites. L’une contenant du bouillon de poisson d’eau douce et l’autre de la viande de bœuf. Cet arbre, c’est un colosse à l’écorce épaisse, au tronc large, visiblement très âgé que ceux qui y pratiquent des activités touristiques. Ses feuillages protègent du soleil. Pour Jeanne et sa fille, cet arbre sert d’abri pour les clients.

Géré pour le moment par le GIC dénommé Promoteur des activités touristiques, halieutiques et la protection de l’environnement des chutes de la Lobé (PATHPECL), le site constitue un grand attrait pour ses visiteurs. Au plan socio-économique, ces chutes constituent le point de départ en pirogues qui remontent le cours du fleuve et facilitent la visite par les touristes des campements pygmées. Au plan culturel, leur position triangulaire (Mabi-Batanga-pygmée) en fait un haut lieu de brassage des cultures locales et étrangères (lieu de rencontre des touristes visitant Kribi).

Pour le plaisir des touristes, la plage de Grand Batanga qui s’étend sur trois kilomètres est un haut lieu mystique de purification pour certains et de rencontre pour d’autres. Ce site se laisse voir au prix de 1000 F par personne pour une période de 60 minutes, sans oublier la possibilité de nager dans le fleuve et de se bronzer au soleil. Les amateurs du football peuvent se livrer à une partie de jeux sans risque aucun. Les touristes qui souhaitent effectuer une balade en pirogue doivent débourser entre 10 000 F et 20 000 F selon la distance souhaitée. Pour Léopold Mimpara, président du GIC PATHPECL, 65 familles vivent grâce aux recettes tirées des activités touristiques pratiquées sur la Lobé et ses chutes.

Elise Nguélé

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