(BFI) – À Douala, le port de la chasuble d’identification pour les mototaxis n’est plus une simple recommandation : c’est une obligation légale, rappelle le maire Roger Mbassa Ndine dans un communiqué du 26 janvier 2026. Selon les autorités municipales, la mesure s’inscrit dans une logique de régulation, d’assainissement et de professionnalisation du secteur. Elle vise aussi à faciliter la reconnaissance officielle des conducteurs par les usagers et les forces de contrôle.
Chaque mototaximan enrôlé reçoit une chasuble homologuée par la Communauté urbaine de Douala (CUD), assortie d’un numéro unique d’identification. Malgré ce dispositif, plusieurs conducteurs continuent de circuler sans cet équipement, en infraction. La CUD indique vouloir mettre fin à ces pratiques et détaille un régime de sanctions graduées.
« Tout manquement à cette obligation expose le contrevenant aux sanctions suivantes : une amende administrative conformément aux textes en vigueur, l’immobilisation immédiate de la moto, la mise en fourrière et la saisie de la moto, en cas de récidive ou de refus d’obtempérer, sans préjudice de toute autre sanction prévue par la réglementation », souligne Roger Mbassa Ndine. Il précise que seuls les conducteurs portant les chasubles homologuées sont autorisés à circuler dans les zones réglementées, notamment Akwa et Bali.
Identification : un outil de contrôle, mais aussi de prévention
Au-delà de l’aspect administratif, la chasuble est présentée comme un instrument de sécurité. Dans une ville où les agressions à moto sont fréquentes, l’identification vise à limiter l’usurpation : une partie des malfaiteurs se fait passer pour des conducteurs légitimes, ce qui rend l’enrôlement et la signalisation déterminants pour protéger les usagers.
L’assainissement recherché par la mairie vise également un objectif d’attractivité urbaine, en réduisant le désordre et les comportements à risque attribués à certains conducteurs de mototaxi.
10 000 conducteurs enregistrés sur 20 000 attendus
Depuis le lancement de l’enrôlement en juillet 2024, 10 000 mototaximen sur les 20 000 attendus avaient été enregistrés en janvier 2025, chacun recevant une chasuble avec un numéro unique. Le 30 janvier 2026, de nouveaux conducteurs ont été équipés, marquant, selon la mairie, l’entrée dans une phase d’application effective de la réglementation.
La municipalité appelle enfin les usagers à limiter leur exposition au risque en s’en tenant aux opérateurs identifiés : « n’emprunter que les conducteurs identifiés qui se sont enrôlés et qui sont connus de la ville ».




