(BFI) – Africa50 a annoncé, dans un communiqué publié le mercredi 2 septembre, avoir obtenu 71 millions de dollars d’engagements pour son fonds dédié aux énergies renouvelables décentralisées en Afrique. Ces capitaux proviennent notamment de l’Alliance solaire internationale (ISA), de la Nigeria Sovereign Investment Authority (NSIA) et du Groupe de la Banque mondiale.
Le gestionnaire panafricain a également signé l’accord de partenariat du fonds, qui vise une taille finale de 200 millions de dollars. Ce fonds fournira des fonds propres aux entreprises opérant dans les domaines des mini-réseaux, des systèmes solaires autonomes, du solaire commercial et industriel, des solutions de cuisson propre et de la mobilité électrique. Parallèlement, la NSIA a confirmé son engagement envers ce véhicule d’investissement, sans toutefois préciser le montant promis.
Des besoins de financement à combler
Cette annonce fait suite à une initiative similaire centrée sur le Nigeria, lancée en mars 2025. Africa50, la NSIA, l’Alliance solaire internationale et l’organisation Sustainable Energy for All avaient alors dévoilé un fonds de 500 millions de dollars destiné aux projets d’énergies renouvelables décentralisées dans le pays. Cogéré par Africa50 et la NSIA, ce fonds devait mobiliser des capitaux catalyseurs provenant du fonds continental actuellement en phase de mise en œuvre.
En apportant des fonds propres, le fonds Africa50 cherche à lever l’un des principaux obstacles au développement des mini-réseaux et des systèmes solaires domestiques. Dans son rapport intitulé Financing Electricity Access in Africa (Financer l’accès à l’électricité en Afrique), l’Agence internationale de l’énergie (AIE) souligne que la disponibilité limitée de ce type de financement freine les phases de développement et de croissance des entreprises du secteur.
Par ailleurs, l’AIE estime les besoins annuels d’investissement à 5 milliards de dollars pour les mini-réseaux et à 3 milliards de dollars pour les systèmes solaires domestiques, afin d’atteindre l’accès universel à l’électricité en Afrique subsaharienne d’ici 2035. Les 71 millions de dollars levés démontrent ainsi que le financement de l’électrification passe également par un soutien direct aux entreprises capables de déployer des solutions décentralisées à grande échelle.




