(BFI) – Les 4 et 5 juin 2026, Yaoundé abritera la Conférence et Réunion annuelle de la Communauté des Superviseurs Bancaires Africains (CSBA), l’un des principaux cadres continentaux de dialogue, de concertation et de coopération en matière de supervision bancaire, de stabilité financière et de régulation prudentielle.
Organisée conjointement par la Communauté des Superviseurs Bancaires Africains (CSBA), le Groupe Technique de l’Association des Banques Centrales Africaines (ABCA) et l’Institut de Stabilité Financière (ISF) de la Banque des Règlements Internationaux (BRI), avec l’appui institutionnel de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) et de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC), cette édition réunira à Yaoundé des Gouverneurs de banques centrales, autorités de supervision bancaire, experts internationaux, institutions financières et partenaires techniques du continent.
Dans un contexte marqué par l’accélération des innovations financières, le développement de l’intelligence artificielle dans les services financiers, l’émergence des cryptoactifs et des stablecoins, ainsi que la montée des risques cybernétiques, cette rencontre entend favoriser une réflexion collective sur les nouveaux défis de la supervision bancaire et de la stabilité financière en Afrique.
Au-delà de sa dimension technique, la rencontre de Yaoundé représente également une opportunité stratégique de renforcement de la coopération prudentielle africaine, de partage des meilleures pratiques réglementaires et de valorisation du rôle croissant des institutions africaines dans les débats internationaux sur la régulation financière.
Les échanges prévus à Yaoundé permettront d’approfondir notre réflexion collective sur plusieurs enjeux majeurs, notamment l’adaptation des dispositifs de supervision bancaire aux innovations financières, le renforcement de la stabilité financière, la gestion des risques émergents ainsi que la promotion de systèmes bancaires plus résilients, plus inclusifs et davantage adaptés aux réalités africaines.
Pour la CEMAC, la tenue de cette édition 2026 constitue enfin un moment important de visibilité institutionnelle, mettant en lumière l’engagement de la BEAC et de la COBAC en faveur d’un système bancaire africain plus résilient, plus innovant et mieux préparé aux transformations du secteur financier mondial.
En accueillant cette importante rencontre continentale, la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), aux côtés de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC), réaffirme son engagement en faveur d’une coopération prudentielle renforcée et d’une gouvernance financière africaine toujours plus efficace, innovante et tournée vers l’avenir.
André Noir




