(BFI) – Ex-ambassadeur de France au Maroc, cet énarque de 63 ans fut précédemment directeur général de Business France. Il succède à Rémy Rioux, resté en poste dix ans, dans un contexte de disette budgétaire.
Après avoir été proposée en mars, la nomination de Christophe Lecourtier a été confirmée dans le Journal officiel, jeudi 16 avril. Le diplomate, qui a quitté son poste d’ambassadeur au Maroc, est le nouveau patron de l’Agence française de développement (AFD). Sa candidature a passé le filtre de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) et des parlementaires. C’est un diplomate averti qui prend la tête du groupe, bras financier de l’influence française à l’étranger. Il a été ambassadeur de France en Australie (2014-2017), puis en Serbie (2017) et enfin à Rabat à partir de décembre 2022.
Christophe Lecourtier dirigera l’Agence française de développement (AFD) à compter du 11 mai, succédant à Rémy Rioux qui était à la tête du bras financier de la diplomatie française depuis une décennie, selon un décret paru au Journal officiel.
L’AFD constitue un pilier de la politique française de coopération internationale. À sa tête, Christophe Lecourtier aura pour mission de piloter les financements dédiés au développement, à la transition climatique et au soutien des économies partenaires, dans un contexte marqué par des enjeux croissants à l’échelle mondiale.
La candidature de Christophe Lecourtier, 63 ans, ex-dirigeant de Business France, avait été proposée en mars par l’Elysée. Elle avait été validée le 8 avril, par le Parlement où le responsable avait déclaré vouloir opérer une réorientation géographique et sectorielle de l’AFD.
La nomination de cet énarque passé par les cabinets de Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde à Bercy intervient au moment où l’AFD est sous pression budgétaire, et politique avec des critiques sur son utilité.
En 2025, le gouvernement a sabré un tiers de l’enveloppe de l’aide publique au développement (APD), dont dépend l’AFD, soit presque deux milliards d’euros, et il l’a amputée de 700 millions d’euros pour 2026, sur 3,7 milliards au total.
Elise Nguélé




