(BFI) – Pour atteindre son objectif d’électrification de l’Afrique, Mission 300 met désormais le secteur privé au cœur de sa stratégie, en créant une instance dirigeante dédiée. La Banque mondiale, la Banque africaine de développement et The Rockefeller Foundation ont traduit cet appel à l’investissement par la création d’un conseil dédié, dans un communiqué de presse officiel.
La Banque mondiale (BM), la Banque africaine de développement (BAD) et la Fondation Rockefeller ont annoncé, lundi 31 mars, le lancement du Conseil du secteur privé «Mission 300». Cette instance stratégique vise à mobiliser des milliards d’investissements privés nécessaires pour raccorder 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030, tout en transformant le marché de l’emploi sur le continent, indique un communiqué de la BAD.
Composé de 14 dirigeants issus de l’énergie et de la finance, ce comité a pour principale mission de mobiliser des investissements privés en facilitant la structuration de projets et l’accélération des décisions d’investissement. Il pourrait également développer des plateformes de financement catalytique, approche consistant à utiliser les capitaux modestes notamment en monnaie locale pour débloquer et attirer des fonds beaucoup plus importants en faveur de projets à fort impact social ou environnemental.
« Le lancement du Conseil du secteur privé de la Mission 300 constitue une étape cruciale pour mobiliser des investissements privés dont l’Afrique a besoin pour atteindre l’objectif de la Mission 300. Étant donné qu’environ 50 % des investissements du pacte énergétique proviendront du secteur privé, l’implication des chefs de file du secteur privé dans la Mission 300 renforcera le lien entre la réforme des politiques, le financement catalytique et les projets bancables », a déclaré le Dr Kevin Kariuki, vice-président chargé de l’électricité, de l’énergie, du climat et de la croissance verte au sein du Groupe de la Banque africaine de développement.
De son côté, Makhtar Diop (photo), le directeur général de la Société financière internationale (SFI) qui assumera la coprésidence du conseil, a affirmé que « le succès de la Mission 300 repose sur la mobilisation d’investissements privés à grande échelle et sur la mise en œuvre de stratégies élaborées par des entreprises ayant une expérience dans le secteur énergétique africain ».
Depuis son lancement en 2024, Mission 300 indique avoir permis de connecter 44 millions de personnes, dans un contexte où près de 600 millions d’Africains restent sans accès à l’électricité.
En parallèle de la création du conseil, les partenaires financiers renforcent leurs engagements. La Rockefeller Foundation et la Global Energy Alliance for People and Planet ont récemment annoncé avoir mobilisé plus de 100 millions de dollars pour soutenir la préparation de projets d’électrification. La Banque européenne d’investissement s’est quant à elle engagée à mobiliser plus de 1 milliard d’euros pour les projets énergétiques liés à l’initiative.




