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3,3 milliards Fcfa de l’AFD pour renforcer les compétences dans la filière forêt-bois en Afrique centrale

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Financé par une subvention du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères et mis en œuvre par l’AFD, ce programme sera déployé sur cinq ans. Il concernera désormais six pays du bassin du Congo : le Cameroun, la République du Congo, le Gabon, la République démocratique du Congo, la République centrafricaine et la Guinée équatoriale. Le programme vise à renforcer les compétences des acteurs de la filière forestière et de transformation du bois afin d’améliorer la gestion durable des ressources forestières, tout en soutenant la compétitivité d’une industrie qui joue un rôle stratégique dans plusieurs économies d’Afrique centrale.

Consolidation des acquis de la première phase

ADEFAC 2 s’appuie sur un programme initial lancé en 2020 au Cameroun, en République du Congo, au Gabon et en République démocratique du Congo. La première phase a permis de mettre en place un cadre régional de formation continue réunissant des organismes de formation, des entreprises, des organisations professionnelles et des administrations publiques.

Selon les données du programme, ADEFAC 1 a permis de constituer un vivier de plus de 190 formateurs, de développer et de tester 42 modules de formation dans 14 centres et institutions de formation en Afrique centrale, et de former plus de 600 apprenants. Les modules répondent à un large éventail de besoins tout au long de la chaîne de valeur de la filière forestière et de transformation du bois, notamment les opérations forestières, la transformation du bois, la gestion d’entreprise, la cartographie, la gestion des coûts, les pépinières et les métiers techniques du bois.

Pour RIFFEAC, cette nouvelle phase devrait consolider les acquis de la première phase, développer les programmes de formation continue et renforcer l’adéquation entre les compétences de la main-d’œuvre et les besoins de l’industrie. « Cette nouvelle phase vise notamment à consolider et à développer les acquis de la première phase, à étendre et à diversifier les programmes de formation continue, à renforcer les fondements institutionnels et la pérennité du système, et à améliorer l’adéquation entre la formation et les besoins du marché du travail, au bénéfice des entreprises et des économies d’Afrique centrale », a déclaré le coordinateur régional de RIFFEAC lors de la cérémonie de signature.

Formation pour accroître la transformation locale du bois

Au-delà de la conservation des forêts, le projet s’attaque également à un défi économique majeur : soutenir une transformation locale accrue du bois. Plusieurs pays d’Afrique centrale cherchent à réduire leurs exportations de grumes et à augmenter la valeur ajoutée générée localement par le secteur. Pour atteindre cet objectif, il faudra non seulement des investissements industriels, mais aussi une main-d’œuvre qualifiée capable de répondre aux besoins des entreprises.

La formation continue devient ainsi un important moteur de compétitivité. Les métiers du secteur évoluent face aux exigences croissantes en matière de traçabilité, de certification, de techniques de transformation avancées, de maintenance industrielle, de gestion durable des forêts et de conformité aux normes internationales. Sans les compétences nécessaires, les entreprises auront du mal à monter en gamme et à capter une part plus importante de la valeur créée par la filière.

Pour l’AFD, ADEFAC 2 revêt donc une importance à la fois environnementale et économique. « L’engagement collectif autour de cette initiative témoigne de son importance stratégique pour l’avenir des forêts du bassin du Congo et des populations qui en dépendent », a déclaré François Jacquier-Pélissier, directeur régional de l’AFD pour l’Afrique centrale.

Grâce à ce nouveau financement, les partenaires ambitionnent de contribuer à l’émergence d’un secteur forestier et de transformation du bois plus compétitif, créateur d’emplois et mieux armé pour répondre aux exigences de la gestion durable. Le défi consiste désormais à traduire la formation en gains concrets pour les entreprises, notamment une productivité accrue, une meilleure qualité des produits, une réduction des pertes, un développement de la transformation locale du bois et une intégration plus efficace de la main-d’œuvre.

Rédaction
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