(BFI) – Une liste publiée par le ministère de l’Habitat et du Développement urbain fait état de 28 structures immobilières dont les cartes professionnelles sont arrivées à expiration. Réparties entre les régions du Centre, du Littoral, du Nord-Ouest, de l’Ouest et du Sud-Ouest, elles font désormais l’objet d’une suspension de trois mois pour défaut de renouvellement de leur titre professionnel.
Selon le communiqué ministériel signé le 25 août 2026 et rendu public le 3 septembre, les cartes concernées sont arrivées à expiration entre 2010 et 2023. Certaines structures se trouvent ainsi en situation irrégulière depuis plus d’une décennie.
Cette décision intervient dans le cadre de la loi du 18 décembre 2001 portant organisation de la profession d’agent immobilier et du décret du Premier ministre du 3 septembre 2007, qui fixent les conditions d’exercice de cette activité au Cameroun. Les professionnels sont notamment tenus de disposer d’une carte en cours de validité. Dans son communiqué, la ministre Célestine Ketcha Courtès invite les structures concernées à prendre attache avec la Direction de l’habitat et de la promotion immobilière (DHSPI) « pour le retrait de leur décision de suspension ». Elles sont également appelées à déposer, avant l’expiration de cette période, un dossier conforme de demande de renouvellement. Le ministère prévient qu’à défaut de régularisation, les structures concernées seront « purement et simplement retirées » du registre-répertoire des agents immobiliers.
Cette mise en demeure intervient alors que le coût du renouvellement de la carte professionnelle a été fixé à 1 million de FCFA par la Loi de finances 2024. Pour les autorités, le respect de cette obligation participe à l’assainissement et à la professionnalisation d’un secteur qui reste marqué par la présence d’acteurs opérant en dehors du cadre réglementaire. Au-delà de la sanction administrative, la démarche du ministère de l’Habitat vise à maintenir un registre fiable des professionnels habilités à exercer. Dans un domaine où les transactions peuvent engager des sommes considérables, disposer d’un interlocuteur officiellement reconnu constitue un enjeu important, tant pour l’administration que pour les clients.
La mise à jour du registre permet ainsi de mieux distinguer les opérateurs en règle des intermédiaires non conformes et d’offrir davantage de visibilité aux usagers à la recherche de services immobiliers. Pour les 28 structures suspendues, la période de trois mois constitue donc une étape décisive. La régularisation leur permettrait de retrouver leur situation professionnelle, tandis que l’absence de démarche pourrait conduire à leur radiation du registre officiel.
Christian Trésor Adong




