(BFI) – Le projet, attendu depuis plusieurs années par les usagers de la Nationale 5, franchit une nouvelle étape. Par un décret signé le 2 octobre 2026, Paul Biya autorise le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, à conclure avec la Banque islamique de développement (BID) un accord de financement de 212,35 millions d’euros, soit environ 139,2 milliards de FCFA, destiné à la réhabilitation de l’axe Douala-Bafoussam.
Le chantier de la route Douala-Bafoussam se rapproche un peu plus de sa phase opérationnelle. Dans le décret n°2026/320 du 2 octobre 2026, le président de la République habilite le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire à signer, avec faculté de délégation, un accord de vente à tempérament avec la Banque islamique de développement (BID). Le financement porte sur 212,35 millions d’euros, soit près de 139,2 milliards de FCFA, pour la mise en œuvre du Projet de réhabilitation de la route Douala-Bafoussam (PRRDB).
Ce décret lève l’un des derniers verrous administratifs d’un dossier particulièrement attendu. Depuis plusieurs années, la dégradation de la Nationale 5 alimente les plaintes des transporteurs, des opérateurs économiques et des voyageurs, contraints d’emprunter un axe devenu l’un des plus dégradés du pays. Sur certaines sections, un trajet autrefois effectué en trois à quatre heures peut désormais durer plus de dix heures.
Le financement de la BID n’est pas une nouveauté. L’institution avait déjà validé sa participation au projet, tandis que le ministère des Travaux publics avait lancé les procédures de préqualification des entreprises et de recrutement des bureaux de contrôle avant même la signature de l’accord de financement. Le décret présidentiel ouvre désormais la voie à la formalisation de cet engagement financier.
Le projet concerne la réhabilitation de près de 219 kilomètres entre Douala et Bafoussam. Les travaux doivent être réalisés en plusieurs lots et s’accompagner d’aménagements destinés à améliorer la sécurité et la fluidité du trafic sur ce corridor, considéré comme l’un des plus stratégiques pour les échanges entre le Littoral, l’Ouest et le Nord-Ouest du Cameroun.
Cédric Boyomo




