(BFI) – Le projet de Centre médical d’excellence africain (CMEA) a franchi une étape décisive avec la signature, le 26 mars 2026, d’une convention entre le ministère de l’Habitat et du Développement urbain et la Mission d’aménagement et d’équipement des terrains urbains et ruraux (Maetur). L’accord porte sur la mise à disposition d’une assiette foncière de 10 hectares destinée à accueillir cette future infrastructure hospitalière.
Situé à Nkolmveng, le long de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen et à proximité immédiate de l’aéroport international, le site bénéficie d’un positionnement stratégique. Ce choix vise à faciliter l’accès au futur centre, aussi bien pour les patients camerounais que pour ceux venant de l’étranger. Au-delà de la seule question du terrain, cette convention marque une avancée majeure dans la concrétisation du projet. En levant la contrainte liée à la disponibilité du foncier, elle ouvre la voie au démarrage des travaux. Le texte prévoit en effet l’aménagement complet de l’espace afin de le rendre apte à accueillir, dans de bonnes conditions, les différentes composantes du futur complexe médical.
Porté par Afreximbank et la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), le CMEA ambitionne de devenir un établissement de référence à l’échelle sous-régionale. Le projet comprend un hôpital de pointe, spécialisé notamment en oncologie, cardiologie et hématologie, avec un objectif clair : renforcer l’offre locale de soins et réduire le recours aux évacuations sanitaires à l’étranger.
Autour de ce noyau hospitalier, d’autres équipements sont annoncés, notamment un centre de formation et de recherche, ainsi que des structures d’hébergement destinées aux patients et à leurs accompagnateurs. L’ensemble vise à créer un environnement intégré, conforme aux exigences de la médecine moderne.
Un investissement sanitaire aux effets urbains attendus
Le financement du projet repose sur un partenariat entre les deux promoteurs, avec une répartition de 51 % assurée par Afreximbank et de 49 % par la CNPS, conformément au protocole d’accord signé le 25 janvier 2024.
Au-delà de ses retombées sanitaires, le projet s’inscrit dans une logique plus large d’aménagement urbain. Selon le ministère de l’Habitat, l’implantation du centre participe à la structuration de nouveaux pôles de développement autour de la capitale, en lien avec les infrastructures existantes, notamment la voie de contournement de Yaoundé.
À terme, le projet devrait contribuer à dynamiser la zone de Nkolmveng, attirer de nouveaux investissements et améliorer le cadre de vie des populations riveraines, tout en renforçant le positionnement du Cameroun comme pôle médical de référence en Afrique centrale.
Elise Nguélé




