(BFI) – United Bank for Africa (UBA), à travers sa filiale UBA UK, et British International Investment (BII), l’institution britannique de financement du développement, ont annoncé la signature d’une lettre d’intention visant à explorer des opportunités de collaboration dans le financement du commerce en Afrique.
L’accord, encore en cours de finalisation, vise à renforcer l’accès au financement pour les entreprises africaines, en particulier dans le commerce intra-africain. Si ce partenariat se concrétise, UBA UK s’appuiera sur le réseau du groupe, présent dans 20 pays africains, pour identifier et structurer des opérations adaptées aux besoins locaux. De son côté, BII pourra soutenir des transactions considérées comme trop risquées pour les acteurs financiers traditionnels, conformément à sa mission.
« En tant que pôle des opérations commerciales du groupe, UBA UK occupe une position unique pour relier les entreprises africaines au système financier international », a déclaré Lok Mishra, directeur général d’UBA UK. Et d’ajouter : « en collaborant avec la BII, nous pouvons étendre encore cette capacité en mobilisant des capitaux là où ils sont le plus nécessaires et en contribuant à combler le déficit de financement du commerce qui freine tant le potentiel africain ».
Face à un déficit de financement du commerce estimé à 80 milliards de dollars en Afrique, qui affecte particulièrement les PME, cette collaboration vise à mobiliser des capitaux, à renforcer les flux commerciaux et à soutenir les entreprises présentes sur les marchés mondiaux.
Un déficit de financement encore massif
Cette collaboration vise à réduire le déficit de financement du commerce en Afrique, estimé à plus de 80 milliards de dollars par an par la Banque africaine de développement (BAD). Ce manque se fait particulièrement sentir dans le financement des chaînes d’approvisionnement, où 7 à 25 % des demandes sont satisfaites. Le marché représente pourtant un potentiel de 60 milliards de dollars, selon un rapport publié par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) en décembre 2025.
« Le financement du commerce est un catalyseur essentiel de la croissance du secteur privé », a déclaré Chris Chijiuitomi, directeur général et responsable Afrique de BII. « Nous nous réjouissons de cette opportunité de collaborer avec UBA, dont le réseau panafricain et les relations institutionnelles solides peuvent contribuer à faire avancer notre ambition d’élargir l’accès au financement du commerce et du fonds de roulement, en particulier sur les marchés frontières », a-t-il ajouté.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui ambitionne de créer un marché unique de 1,4 milliard de personnes, représentant un PIB cumulé de 3400 milliards de dollars. Pour concrétiser cette ambition, les entreprises africaines doivent pouvoir accéder aux financements indispensables pour développer leurs échanges.
Antoine Mboussi



