(BFI) – Le fonds Emirati SGC Investment Group LLC en mission de prospection au Cameroun depuis le 6 janvier 2026 promet près de 44 500 milliards d’investissement dans le pays, à mobiliser sur une période de 10 ans afin de soutenir des projets structurants.
Face à la presse à Yaoundé le 5 janvier dernier, le Pr Kelly Mua Kingsley, vice-président de SGC Investment Group, a mis en avant l’attractivité du model proposé par ce fonds pour les économies africaines. Selon lui, « c’est de la finance islamique. Une structure de financement qui est vraiment adapté à nos besoins et très compétitive dans la mesure où, il n’y a pas de taux d’intérêt ». le responsable, également président du conseil d’administration d’ATIDI et haut cadre du ministère camerounais des finances, a insisté sur la flexibilité de ces instruments dans un contexte marqué par de fortes contraintes budgétaires.
L’ampleur des montants annoncés a naturellement suscité des interrogations. Le Pr Kelly a tenu à replacer ces chiffres dans une trajectoire de long terme. « La capacité de financer n’est pas un problème, ce n’est pas du jour au lendemain… ce n’est pas des ressources qu’on va mobiliser en un jour pour financer les projets en un an, mais c’est un plan qui va être dévoilé et exécuté au fur et à mesure pour les 10 prochaines années et dans divers secteurs », a-t-il expliqué. Il a précisé que le groupe travaille dessus depuis plus d’un an avec les autorités camerounaises sur une liste des projets jugés prioritaires et mesures matures pour attirer des financements internationaux.
Critères de sélection des projets
La sélection des projets, assure-t-il, repose sur des critères stricts. « Le choix des projets n’est pas décidé au hasard. C’est un fruit de la maturation des projets…ils ont tablés sur des projets bancables », a-t-il déclaré. Il a ajouté que SGC Investment Group entend désormais élargir son champ d’action au-delà des seuls projets souverains afin de collaborer avec des entreprises publiques et prives locales. Cette orientation explique l’organisation d’un Roadshow à Yaoundé le 7 janvier 2026, conçu pour permettre des échanges directs avec les grands acteurs du secteur privé.
La mission conduite par Imran Saeed, CEO de SGC Investment Group, a multiplié des rencontres de haut niveau. Après une audience avec le Premier ministre Joseph Dion Ngute, la délégation a tenu le 6 janvier 2026, une séance de travail avec le ministre de l’économie, Alamine Ousmane Mey. Ce dernier a plaidé pour un soutien accru au secteur privé camerounais et a encouragé le Fonds Emirati à engager des discussions avec les banques commerciales. L’objectif est de faciliter l’ouverture des lignes de crédit dédiée aux entreprises.
Au-delà des annonces financières, la mission s’inscrit dans une approche structurée autour de 4 axes majeurs. Il s’agit de la mobilisation des capitaux privés et institutionnels internationaux, du financement d’infrastructures clés tels que le transport, la santé, l’énergie, l’eau, l’éducation, l’agro-industrie, le numérique et l’habitat, de la structuration des projets selon les standards internationaux en matière de bancabilité, de gestion des risques et critères ESG, ainsi que de la promotion d’une gouvernance et d’une transparence alignée sur les meilleurs pratiques pondiales.
Basé au Emirats Arabes Unis, SGC Invesment Group se positionne comme un acteur global de financement du commerce, des infrastructures et des projets innovants. Dans le détail, le fonds intervient à travers une palette étendue de solutions financières et d’investissement. Le groupe facilite notamment l’émission et la monétisation d‘instruments financières tels que les Stand-By Letters of Credits (SBLC), Letter of Credit (LC) et Bank Guarantees (BG) emis par des banques permettant aux entreprises de sécuriser des financements pouvant atteindre un milliard de dollar.
Sur le volet investissement, SGC et ses partenaires de consortium interviennent en fonds propre et en co-investissement aux côtés de fonds de Private Equity, de Family Offices ou de holdings, dans des secteurs allant du pétrole et gaz aux infrastructures, en passant par les mines, la banque, l’intelligence artificielle et l’immobilier.
D’autres instruments incluent des financements directs dans les infrastructures publiques via des investissements directs étrangers, des prêts souverains sans intérêts et des montages avec des joint-venture avec les États. Les projets ciblés couvrent notamment les routes, les ponts, les aéroports, les ports, le logement, l’agriculture, les réseaux électriques intelligents et les systèmes de crédits carbone.




