(BFI) – La Mission camerounaise pour la promotion des matériaux locaux (MIPROMALO) a augmenté sa production, développé son infrastructure industrielle et quasiment doublé son chiffre d’affaires à son usine semi-industrielle de Nkolbisson en 2025, malgré des contraintes budgétaires. Ces résultats ont été présentés lors de la réunion annuelle du conseil d’administration, au cours de laquelle les administrateurs ont approuvé les comptes de 2025.
MIPROMALO a indiqué avoir mobilisé 1,51 milliard de Fcfa sur un budget prévisionnel de 1,97 milliard de Fcfa, tout en maintenant la plupart de ses programmes d’investissement et de développement industriel. La meilleure performance a été réalisée par l’unité de production semi-industrielle de Nkolbisson. Son chiffre d’affaires est passé de 49,3 millions de Fcfa en 2024 à 91,1 millions de Fcfa en 2025, suite à la mise en place de systèmes de valorisation des chutes de bois destinés à pallier la pénurie de matériaux de construction locaux.
Les services de laboratoire ont également généré des revenus plus élevés suite à l’installation de nouveaux équipements scientifiques financés par les projets PDTIE et PRIC-NAC. MIPROMALO a indiqué qu’une deuxième phase de déploiement d’équipements devrait débuter prochainement, renforçant ainsi les capacités d’essais et de certification.
Au-delà de la production, l’agence a poursuivi son expansion nationale. Elle a procédé à l’acquisition de terrains pour de nouveaux Centres régionaux de valorisation des matériaux locaux, a achevé la première phase de son Centre d’incubation des filières de valorisation des matériaux locaux et a acquis des équipements de laboratoire supplémentaires. MIPROMALO a également étendu ses partenariats internationaux pour soutenir le développement industriel. Elle a signé un accord de coopération avec la Fédération des industries de l’État de Rio de Janeiro (FIRJAN) afin de fournir une assistance technique pour l’exploitation industrielle du marbre de Batao.
L’institution a également conclu des accords avec la Société africaine des éco-matériaux (EcoMat-Africa), l’École nationale des travaux publics et la société d’ingénierie brésilienne Gelmaki Industria De Maquinas Eireli. Dans le cadre du partenariat avec Gelmaki, des spécialistes évaluent les systèmes de production de l’usine de Nkolbisson. L’étude devrait appuyer le projet de future usine à Douala dédiée à la production de briques cuites et de tuiles.
Malgré ces progrès, le directeur général, Likiby Boubakar, a indiqué que l’insuffisance des financements demeure le principal défi de l’institution. Selon MIPROMALO, le manque de ressources financières continue de freiner les efforts visant à accélérer le développement et l’industrialisation des matériaux locaux au Cameroun.



