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Les Etats Unis s’imposent comme première débouchée de la pâte de cacao camerounais avec 75 milliards d’importations

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Cette progression s’inscrit dans une montée en puissance des exportations de pâte, tirée par l’essor de la transformation locale et une conjoncture internationale favorable en 2024.

Le CNCC fait état d’une progression de 115,5 % en valeur et de 24,5 % en volume par rapport à 2023. Une performance qui place le Cameroun au rang de 7ᵉ exportateur mondial de pâte de cacao en 2024. Mais sur le marché américain, le pays ne pèse encore que comme 4ᵉ fournisseur, avec 8 % de la valeur des importations américaines de pâte, derrière la Côte d’Ivoire (1ʳᵉ), le Canada (2ᵉ) et le Ghana (3ᵉ).

Le CNCC met également en avant un différentiel de rémunération selon les destinations. Les Pays-Bas (4 562 FCFA/kg) et la Pologne (4 569 FCFA/kg) rémunèrent mieux la pâte camerounaise que les États-Unis, posant un arbitrage entre volumes exportés et prix unitaires.

Nouveaux broyeurs et montée en charge industrielle

La performance de 2024 repose aussi sur une hausse de la production nationale de cacao, évaluée à 309 518 tonnes, et sur la flambée des prix mondiaux (+123,4 % pour le cacao). Le dynamisme de la pâte et des produits dérivés est renforcé par l’installation de nouveaux broyeurs de fèves — Neo Industry, Atlantic Cocoa, Africa Processing — ainsi que par l’augmentation des capacités de transformation d’acteurs déjà implantés, dont SIC Cacaos (filiale du Suisse Barry Callebaut) et d’autres.

Selon l’Office national du cacao et du café (ONCC), l’ensemble de ces capacités a contribué à doper la transformation locale, qui a atteint pour la première fois 109 431 tonnes au cours de la saison cacaoyère 2024-2025. Une inflexion cohérente avec la stratégie nationale visant à mieux valoriser la production au-delà des fèves brutes.

Risque de volatilité des cours et des droits de douane

Cette montée en gamme demeure toutefois vulnérable à la volatilité des prix. Un excédent de production annoncé sur le marché mondial pourrait entraîner une baisse marquée des cours, avec un impact direct sur les recettes en devises. À ce risque s’ajoute un facteur commercial : les droits de douane réciproques de 15 % instaurés par les États-Unis depuis août 2025. Le CNCC indique que les exportations de pâte de cacao camerounaise — principal produit exporté vers ce marché — pourraient générer moins de devises au cours de la campagne 2025-2026.

Entre août et novembre 2025, les volumes auraient reculé de 6 804 tonnes (2024) à 6 119 tonnes (2025). Les recettes auraient suivi la même tendance, passant de 43,1 à 34,6 milliards de FCFA, illustrant l’effet négatif des droits de douane sur les revenus.

Rédaction
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