(BFI) – Le dispositif du ProMIFA (Projet d’appui au mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques) vise à renforcer le financement des producteurs maraîchers au Togo en reliant directement les banques aux besoins du terrain. Objectif: Porter la part du crédit agricole de 0,3 % à 5 % des portefeuilles bancaires d’ici 2027.
Le projet ProMIFA (Programme d’appui au mécanisme d’incitation au financement agricole basé sur le partage des risques) renforce l’accès au crédit pour les maraîchers. Des réunions récentes ont rassemblé les équipes du projet, les institutions financières partenaires et le personnel technique du ministère de l’Agriculture afin d’améliorer le processus de financement pour les producteurs.
Des options de financement adaptées aux producteurs
Ces réunions, qui se sont tenues à Kpalimé, Atakpamé, Pagala, Sokodé, Bafilo et Kozah, ont porté sur les conditions de financement négociées par ProMIFA, les produits financiers proposés par WAGES et COOPEC ADESEM, ainsi que sur les outils permettant d’identifier les besoins de financement et de préparer les demandes de prêt.
Les participants ont également travaillé à l’identification et à la sélection des bénéficiaires, à l’établissement de calendriers régionaux pour le dépôt des demandes et à l’amélioration de la coordination entre les institutions financières et les équipes techniques régionales. L’objectif est de mieux adapter les conditions de financement proposées aux besoins des producteurs.
L’agriculture reste sous-financée par les banques
Cette initiative intervient alors que l’agriculture ne bénéficie toujours que d’une faible part des prêts bancaires au Togo. D’après les dernières données disponibles, le crédit agricole représentait 0,3 % des portefeuilles de prêts bancaires, contre un objectif de 5 % d’ici 2027.
Lancé en 2020, ProMIFA vise à améliorer l’accès des petits exploitants agricoles et des entreprises rurales à des services financiers adaptés grâce à un mécanisme de partage des risques. ProMIFA investit également dans les infrastructures de soutien à la production agricole. En avril 2026, le projet a lancé un programme portant sur 400 forages et sites de culture maraîchère répartis dans plusieurs régions du pays afin de soutenir la production rurale.
Antoine Mboussi



