(BFI) – Réuni en Conseil des ministres le vendredi 14 novembre 2025, le gouvernement togolais a adopté le projet de Loi de finances pour l’exercice 2026, qui s’équilibre en ressources et en dépenses à 2740,5 milliards Fcfa. C’est ce qu’indique un communiqué publié le samedi 15 novembre 2025.
Ce montant représente une hausse de 14,4 % par rapport au budget 2025. Selon le communiqué, ce budget « repose sur une approche privilégiant le financement des dépenses par les ressources propres afin de préserver l’équilibre des finances publiques ».
L’une des priorités de ce budget est le volet social, qui représente près de 48 % des dépenses budgétaires, incluant la santé, l’éducation et la protection sociale. La part réservée à la transformation économique a augmenté de 29,3 % par rapport à 2025, afin de soutenir les secteurs productifs, notamment l’agriculture, l’industrie et le numérique, promouvoir l’investissement privé et créer des opportunités pour les jeunes et les femmes.
Par ailleurs, le secteur de la sécurité conserve une place importante, avec un renforcement des moyens alloués à la défense nationale et à la protection du pays.
Ce budget intervient alors que la composition du premier gouvernement de la Cinquième République du Togo a été dévoilée en octobre dernier, dans une dynamique de « moderniser l’action publique, en assurant un meilleur suivi des politiques engagées pour le développement économique et social de notre pays », souligne un communiqué de la Présidence du Conseil.
La croissance économique du Togo demeure dynamique. Selon le Fonds monétaire international (FMI), elle devrait s’établir à 5,2 % en 2025 contre 5,3 % en 2024. À moyen terme, elle atteindra 5,5 %. Quant à l’inflation, elle a reculé pour s’établir à 0,8 % en septembre 2025, selon les données de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED).
Pour 2026, le gouvernement togolais anticipe une croissance de 6,5 %, supérieure à la prévision du FMI. Cette dynamique contraste avec les tendances observées dans l’UEMOA, où la croissance devrait ralentir et se situer à 5,7 % en 2026.
Antoine Mboussi




