(BFI) – Les services demeurent le principal moteur de la croissance au Cameroun en 2025, soutenu par une forte progression des activités d’information et de communication ainsi que des services financiers, et ce, malgré un ralentissement dans plusieurs autres branches, selon l’Institut national de la statistique (INS).
Ce secteur, qui englobe l’ensemble des activités de services, a enregistré une croissance de 4,3 % en 2025, contre 4,2 % en 2024. « Il demeure le principal moteur de la croissance économique nationale, avec une contribution de 2,2 points de pourcentage à la croissance du PIB », a indiqué l’INS dans son rapport sur les comptes nationaux.
À titre de comparaison, les secteurs primaire et secondaire ont contribué respectivement à hauteur de 0,3 et 0,6 point de pourcentage à la croissance du PIB sur la même période. Selon l’INS, la performance du secteur des services en 2025 a été tirée par les services d’information et de communication, suivis des activités financières.
Le secteur de l’information et de la communication a progressé de 10,3 %, contre 8,2 % en 2024. Les activités financières ont connu une hausse de 9,2 %, marquant toutefois un léger ralentissement par rapport aux 9,6 % enregistrés en 2024. D’autres activités de services ont également affiché une croissance en accélération, bien qu’à des rythmes plus modérés. Le secteur des transports et de l’entreposage a progressé de 4,1 % en 2025, contre 2,9 % en 2024. Les services d’administration publique et de sécurité sociale ont augmenté de 5,9 %, contre 5,6 % précédemment. Les services de santé et d’action sociale ont enregistré une croissance particulièrement soutenue de 7,5 % en 2025, soit plus du double du taux de 3,5 % observé l’année précédente.
L’INS a toutefois noté que des performances plus faibles dans d’autres branches de services ont limité la dynamique globale du secteur. La croissance du secteur de l’éducation a fortement ralenti, passant de 5,1 % à 0,6 %, tandis que les activités immobilières ont progressé de 3,6 %, contre 5,0 % auparavant. Les services d’hébergement et de restauration ont également connu un léger ralentissement, passant de 3,6 % à 3,5 %, alors que les activités de soutien ont progressé de 4,4 %, contre 6,8 % en 2024.
Cédric Boyomo




