(BFI) – Après plusieurs mois de blocage par la primature, le dossier de la construction du chemin de fer entre le chef-lieu de la Sanaga-Maritime et le port en eau profonde du Sud est sur le point d’avancer. Selon le média Africa Intelligence, un protocole d’accord va être signé pour lancer les études de faisabilité.
Après avoir été entravé pour des raisons administratives, le projet de construction de la ligne ferroviaire Kribi-Édéa est en passe de franchir une nouvelle étape. Les actionnaires de l’exploitant du réseau ferré camerounais, Cameroon Railways (Camrail), à savoir Africa Global Logistics (AGL), filiale du groupe italo-suisse Mediterranean Shipping Co (MSC), le groupe minier Camalco, filiale de l’australien Canyon Resources, et le ministre des transports, Jean Ernest Ngallé Bibéhè, s’apprêtent à signer un protocole d’accord dans les prochaines semaines, indique le média élitiste dans sa parution du 30 avril 2026. Celui-ci vise à lancer une étude de faisabilité, étape indispensable pour finaliser le montage financier et déterminer le coût global du projet.
Depuis plusieurs mois, le dossier est resté bloqué au niveau du secrétariat général de la primature, dirigé par Séraphin Magloire Fouda, une lenteur qui a suscité l’agacement de Camalco. Le groupe est lié à l’homme d’affaires indien Gagan Gupta, à travers la société d’investissement Eagle Eye Asset Holdings.
Camalco a besoin de cette infrastructure ferroviaire pour lancer l’exportation de sa bauxite. Ces dernières semaines, les responsables de l’entreprise ont multiplié les démarches afin de lever les blocages. Ils ont notamment sollicité le président du conseil d’administration du Port autonome de Kribi (PAK), Patrice Melom, lui demandant d’intervenir auprès de Séraphin Magloire Fouda.
Le projet de construction de la ligne ferroviaire Kribi-Édéa reprend de la vitesse. Après avoir été entravé pour des raisons administratives, celui-ci est en passe de franchir une nouvelle étape. Les actionnaires de l’exploitant du réseau ferré camerounais, Cameroon Railways (Camrail), à savoir Africa Global Logistics (AGL), filiale du groupe italo-suisse Mediterranean Shipping Co (MSC), le groupe minier Camalco, filiale de l’australien Canyon Resources, et le ministre des transports, Jean Ernest Ngallé Bibéhè, s’apprêtent à signer un protocole d’accord dans les prochaines semaines. Celui-ci vise à lancer une étude de faisabilité, étape indispensable pour finaliser le montage financier et déterminer le coût global du projet.
Depuis plusieurs mois, le dossier est resté bloqué au niveau du secrétariat général de la primature, dirigé par Séraphin Magloire Fouda, une lenteur qui a suscité l’agacement de Camalco. Le groupe est lié à l’homme d’affaires indien Gagan Gupta, à travers la société d’investissement Eagle Eye Asset Holdings.
Camalco a besoin de cette infrastructure ferroviaire pour lancer l’exportation de sa bauxite. Ces dernières semaines, les responsables de l’entreprise ont multiplié les démarches afin de lever les blocages. Ils ont notamment sollicité le président du conseil d’administration du Port autonome de Kribi (PAK), Patrice Melom, lui demandant d’intervenir auprès de Séraphin Magloire Fouda.
Plus d’un investisseur découragé
Cette démarche intéresse par ailleurs particulièrement le patron du PAK, pour qui le désenclavement de ce port en eau profonde revêt un caractère stratégique, surtout depuis le lancement du projet de construction de sa zone industrielle. Estimé à 795 millions d’euros, ce projet est porté par AGL aux côtés d’Arise Integrated Industrial Platforms (Arise IIP), dirigé par Gagan Gupta, et du fonds Belmont Investments.
Vieux d’une vingtaine d’années, le plan de construction du tronçon ferroviaire Kribi-Édéa a découragé plus d’un investisseur, du fait de sa complexité. En 2015, China Harbour Engineering Co (Chec) s’était vu attribuer l’étude de faisabilité par les autorités camerounaises, sans que le projet n’aboutisse. L’entreprise turque Yenigün tentait de prendre la relève cinq ans plus tard, là encore en vain.




