(BFI) – Du 20 au 21 février 2025, Douala la capitale économique du Cameroun, a accueilli la 3e édition du programme « Stand Up for Women Entrepreneurs » (SUFAWE). Cette initiative, mise en place par le Club Afrique Développement, a pour mission de stimuler l’entrepreneuriat féminin à l’échelle du continent. L’édition 2025 du programme Sufawe a connu la participation d’une forte délégation du secrétariat de la Zone de libre échange continentale (Zlecaf) conduite par Cynthia Gnassingbé-Essonam, Senior Advisor pour l’engagement du secteur privé au Secrétariat de la Zlecaf.
Depuis sa création en 2010, cette initiative a réussi à mobiliser des ressources et à créer un réseau solide d’entrepreneures. Construit autour du thème Made in Africa et la ZLECAf : une autoroute d’opportunités pour les entrepreneurs, « Vous êtes des centaines d’entreprises, de plusieurs secteurs d’activités confondus représentant le tissu économique du Cameroun. Et, rien qu’à travers votre mobilisation autour du SUFAWE, je vois une belle illustration de la volonté des opérateurs économiques du Cameroun d’agir ensemble pour un seul but promouvoir l’entrepreneuriat au Cameroun, en Afrique, et je dirais mieux promouvoir le Made in Africa; en se référant à la thématique de cette édition » a déclaré Alexandre Beziaud, Directeur général de la SCB Cameroun.
En effet, selon de nombreux experts, la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf)représente un marché de plus de 1,3 milliards de consommateurs et un Produit Intérieur Brut combiné de 3,4 milliards de dollars US. Elle pourrait accroître le commerce intra-africain de 53%, sortir 50 millions d’Africains de la pauvreté et générer 14 millions d’emplois.
En 2023, les échanges commerciaux intra-africains ont enregistré une croissance de 7,2% pour atteindre 192 milliards de dollars US, selon le rapport présenté officiellement le 12 juin 2024 par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank).
« Avec la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), l’Afrique devient le plus vaste marché unique. N’oublions pas que plus de 60% des terres arables au monde sont en Afrique et d’importantes ressources naturelles ne sont pas encore exploitées. Autant d’atouts pour envisager une véritable transformation structurelle de nos économies, vers un développement durable, bien que, l’équation majeure à résoudre soit celle des infrastructures. Ainsi donc, en adhérant à la ZLECAf, l’ambition du Cameroun est de développer une économie compétitive, capable d’assurer l’éclosion des entreprises viables, créatrices d’emplois durables et de richesses. D’où les différentes mesures incitatives prises au cours des dernières années, pour rendre attrayant le climat des affaires dans divers domaines » a indiqué Paul Tasong, Ministre délégué au Ministère camerounais de l’économie, du plan et de l’aménagement du Territoire (Minepat).
Le Cameroun à date, représente par conséquent une opportunité pour l’investissement privé, au regard de la détermination du Gouvernement à mettre en place des mesures incitatives, et favorables à l’amélioration du climat des affaires. Tout ceci est combiné à des politiques économiques et financières soutenues par les énormes potentialités économiques, auxquelles s’ajoutent le dynamisme et la résilience des populations et en particulier des femmes.
Pendant deux jours, le master class et les ateliers de formation déployés autour de la ZLECAf, font partie d’une étape significative vers une intégration économique interafricaine plus approfondie en Afrique Centrale, avec une attention particulière portée au renforcement des capacités et à l’inclusion des Petites et Moyennes Entreprises. La mise en œuvre des initiatives discutées et les recommandations formulées lors de ces échanges, ouvriront la voie à une intégration plus fluide et bénéfique des économies de l’Afrique Centrale, avec les autres pays du continent.
André Noir