(BFI) – Le ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations a rendu public le programme prévisionnel des émissions de titres publics pour l’exercice 2026. Entre quête de liquidités à court terme et mobilisation de ressources longues, Libreville affiche une stratégie de financement offensive dépassant la barre symbolique des 1 000 milliards de FCFA.
Le gouvernement gabonais a levé le voile sur ses ambitions de financement pour l’année 2026. Signé le 6 janvier 2026 par le ministre Thierry Minko, le document d’orientation stratégique détaille un recours accru aux mécanismes de marché de la Cemac pour soutenir les besoins de trésorerie et d’investissement de l’État.
Pour l’exercice 2026, le Trésor public gabonais mise prioritairement sur les Bons du Trésor Assimilables (BTA). Avec une enveloppe globale de 566 milliards de FCFA, ces titres de créance à court terme constituent le pilier de la stratégie nationale. Le rythme des émissions de BTA s’intensifiera particulièrement en fin d’année, culminant à 57,5 milliards de FCFA pour le seul mois de décembre.
Parallèlement, les Obligations du Trésor Assimilables (OTA), instruments à maturité plus longue, représenteront un volume total de 480 milliards de FCFA. On note une accélération notable des sollicitations au deuxième trimestre, notamment en avril, où le Gabon prévoit de lever 65 milliards de FCFA en OTA. Ce recours aux instruments de long terme témoigne d’une volonté de stabiliser la structure de la dette intérieure tout en finançant des projets à fort impact.
Des pics de sollicitation stratégiques
L’analyse du calendrier révèle une activité soutenue tout au long de l’année avec un total annuel fixé à 1 046 milliards de FCFA. Les mois les plus denses sont avril (100 milliards) et décembre (102,5 milliards) marquant les pics de pression sur le marché.
Ce programme prévisionnel souligne la confiance que les autorités accordent à la profondeur du marché financier régional. Pour les investisseurs et partenaires au développement, la régularité et le volume de ces émissions seront des indicateurs clés à suivre pour évaluer la vitalité financière de la République gabonaise en 2026.




