Le Congo renforce la capacité d’exploitation de la centrale électrique de Djéno 

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Les deux parties en séance de travail

(BFI) – Le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Honoré Sayi, a échangé, le 23 avril 2022 à Brazzaville, avec une délégation de la société turque « Aksa energy », conduite par Sedar Nisli, son vice-président, sur la mise en exploitation de la centrale électrique à gaz de Djéno (CED), confiée à la société Aksa pour sa réhabilitation.  De cette rencontre, il ressort que les travaux de réhabilitation de la première turbine de 25 MW sont très avancés et la mise en service se fera dans une dizaine de jours.

Aussi, les deux parties se sont accordées sur les dispositions à prendre pour la mise sur le réseau de transport national géré par la société Energie électrique du Congo (E2C) de l’électricité qui sera produite par cette turbine. Pour ce faire, en vue de mener à bien les négociations du contrat, une relance de discussions a été convenue sur le principe d’évacuation de l’énergie à produire par la centrale de Djéno, à savoir: « le transport d’énergie par E2C de Pointe-Noire à Brazzaville pour livraison à la République démocratique du Congo » ; « l’achat de la production de Djéno par E2C ».

Il s’agira également de revoir l’analyse de l’étude d’intégration de la centrale de Djéno au réseau en vue de définir le cahier de charges des investissements à consentir pour l’amélioration du transit de puissance entre Pointe-Noire et Brazzaville.

Notons qu’une réunion de travail tripartite est prévue du 16 au 18 mai prochain entre le ministère de l’Energie, Aksa et la E2C en vue de parvenir à une conclusion sur la fixation du prix kilowatt/heure.

Aksa energy company Congo est une filiale d’une société de droit turque qui opère dans le domaine énergétique. Présente en Afrique, en Europe et en Asie, elle a été retenue comme adjudicataire, avec pour missions de réhabiliter les deux turbines de 25 MW chacune, puis de porter la puissance installée à 100 MW, la capacité de production devant, au terme de la concession qui durera trente ans, représenter au moins 80% de la puissance installée. Ce mode de gestion permettra la réhabilitation de l’ouvrage, la création d’emplois et la valorisation du potentiel gazier du Congo.

Rémy Ngassana

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