(BFI) – Le gouvernement camerounais a entamé des discussions avec ses partenaires au développement sur un cadre de consultation visant à améliorer la coordination de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30). Des représentants du gouvernement, des partenaires bilatéraux et multilatéraux, des agences des Nations Unies et d’autres institutions de développement se sont réunis à Yaoundé le 29 juillet pour examiner la charte qui régira ce mécanisme.
Ce document devrait définir les modalités de consultation entre les parties, aligner leurs interventions sur les priorités gouvernementales et améliorer la cohérence globale du soutien apporté dans le cadre de la stratégie.
Le ministre de l’Économie, de la Planification et du Développement régional, Alamine Ousmane Mey, a déclaré que cette initiative devrait renforcer l’implication des partenaires techniques et financiers tant dans la SND30 que dans les principaux programmes de réforme du gouvernement. Il a souligné que plusieurs mois de travaux préparatoires avaient déjà permis d’élaborer les éléments fondamentaux des feuilles de route discutées lors de la réunion, témoignant d’une volonté commune d’établir une approche plus collaborative. Cet effort vise à garantir que les programmes soutenus par les partenaires au développement ne soient pas mis en œuvre isolément, mais contribuent de manière plus cohérente à la réalisation des mêmes objectifs nationaux.
Dans le cadre de la Stratégie nationale de développement pour le 30e anniversaire (SND30), ces objectifs comprennent l’industrialisation, la modernisation agricole, le renforcement des infrastructures énergétiques et de transport, le développement du capital humain, les réformes de la gouvernance et la protection sociale.
Le Coordonnateur résident des Nations Unies, Issa Sanogo, a déclaré que les partenaires au développement restaient déterminés à collaborer avec le gouvernement pour faire progresser la SND30 et les Objectifs de développement durable (ODD). Il a souligné que la valeur de ce nouveau mécanisme résiderait dans sa capacité à transformer le dialogue en actions coordonnées et à produire des améliorations concrètes pour la population. M. Sanogo a également insisté sur le fait qu’aucune institution ne pouvait répondre seule aux défis de développement auxquels le pays est confronté, d’autant plus que les crises mondiales et la raréfaction des ressources continuent de peser sur les programmes humanitaires et de développement. Une coordination plus étroite, a-t-il affirmé, serait donc nécessaire pour optimiser l’utilisation du soutien disponible et transformer les initiatives individuelles en résultats plus larges.
Ce processus implique des institutions telles que la Banque mondiale, la Coopération allemande au développement (DGD), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’UNICEF. Leur participation offre au gouvernement une plateforme commune lui permettant d’organiser le soutien extérieur autour de la Stratégie nationale de développement durable à l’horizon 2030 (SND30), au lieu de s’appuyer sur une série d’interventions gérées séparément.
Adoptée en 2020, la SND30 constitue le principal cadre de politique économique et sociale du Cameroun pour la décennie et s’inscrit dans le cadre de la Vision 2035, la stratégie à long terme du pays. Les discussions actuelles ne visent pas à réviser ses priorités, mais à améliorer la collaboration entre le gouvernement et ses partenaires pour leur mise en œuvre.
Omer Kamga



