(BFI) – Désormais, dans les établissements publics de formation professionnelle ainsi que dans les universités d’État au Cameroun, les personnes handicapées ne paieront que la moitié de la totalité de la somme d’argent à verser. Les arrêtés y relative, conjointement signé par les ministres concernés, prend corps.
Selon le document officiel signé le 1er septembre 2026 par le ministère des affaires sociales, celui des finances et le ministère de la formation professionnelle, les bénéficiaires sont obligés de remplir quatre critères simples. Ils doivent notamment :
- Avoir un taux d’incapacité physique d’au moins 50 %
- Posséder une carte nationale d’invalidité valide, délivrée par le ministère des Affaires sociales
- Être inscrit dans le fichier national des personnes handicapées
- Être régulièrement admis dans un établissement public de formation professionnelle
Pour accroître le droit à l’éducation des personnes handicapées
Cet arrêté de 8 articles, porté par trois ministères, favorise non seulement l’inclusion socioprofessionnelle, mais facilite surtout le financement et la formation de cette catégorie de populations vulnérables. Une véritable aubaine pour les personnes handicapées qui s’en réjouissent énormément en ce moment, en attendant l’application de la décision.
Le même jour, les ministres des enseignements supérieurs, des finances et des affaires sociales ont également signé un autre arrêté fixant l’abattement de moitié sur les frais universitaires et de formation dans les institutions publiques d’enseignement supérieur, au profit des personnes handicapées. Les conditions d’obtention sont les même que pour la formation professionnelle ci-dessus.
Au Club des jeunes aveugles réhabilités du Cameroun (Cjarc), le Directeur général Coco Bertin Mowa, salut cette mesure, sans se retenir de préciser que beaucoup de choses restent encore à faire.
Lesdites décisions, faudrait-il le préciser, s’inscrivent dans le registre de la politique de promotion du bien-être des personnes handicapées au Cameroun, reposant sur un cadre juridique visant à garantir l’égalité des chances, l’éducation inclusive et l’insertion socioprofessionnelle. Ces droits sont garanties par la loi n°2010/002 du 13 avril 2010 portant spécifiquement sur la protection des personnes handicapées, encadrant leur réadaptation ainsi que leur intégration socio-économique.
Plusieurs acteurs impliqués
En dehors de l’ONG Cjarc existant depuis au moins 38 ans et détenant des structures inclusive d’apprentissage, des institutions comme le Centre pour l’insertion socio-économique et professionnel des personnes handicapées au Cameroun (Promhandicam), ou Marilyn’s Inclusive Center et d’autres associations, œuvrant pour l’autonomie et la formation professionnelle des personnes vulnérables sont assez engagé dans l’amélioration des conditions de vie des personnes déficientes.
Ces arrêtés sont ainsi signés au lendemain de la clôture de deux mois de recyclage de 16 jeunes à l’Institut de formation professionnelle inclusif Coco Bertin (Ifpicb). Mais surtout, à quelques jours du démarrage d’une nouvelle année scolaire et académique.




