(BFI) – La Conférence mondiale de développement des télécommunications (CMDT-25) tenu lundi 17 novembre 2025 à Bakou, en Azerbaïdjan, sous l’égide de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) a réuni les dirigeants les plus influents du secteur numérique, et le Cameroun y prend une part active grâce à la présence du Directeur général de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART), le Professeur Philémon Zoo Zame.
La participation de l’ART à cette rencontre stratégique illustre l’importance que revêt la CMDT-25 pour l’avenir du numérique au Cameroun. Engagée dans une régulation moderne, proactive et adaptée aux nouveaux usages, l’Agence entend contribuer pleinement aux résolutions qui détermineront l’évolution des télécommunications dans les années à venir. Cette démarche s’inscrit dans la volonté claire, portée sous la coordination du ministère des Postes et Télécommunications, d’aligner la trajectoire nationale sur les meilleures pratiques internationales.
Pendant près de deux semaines, les travaux menés au Bakou Convention Center aborderont des thématiques qui influencent directement le quotidien des populations : réduction de la fracture numérique, cybersécurité, formation digitale, accès équitable à Internet, innovation technologique, soutien aux PME numériques, ainsi que la transformation digitale des secteurs clés tels que l’agriculture, la santé ou l’éducation. Les décisions à venir visent non seulement à améliorer la qualité et l’accessibilité des services, mais aussi à protéger les utilisateurs, favoriser l’inclusion des femmes et des jeunes, et créer davantage d’emplois qualifiés.
Cette présence camerounaise s’inscrit également dans une dynamique continentale structurée. Grâce aux réunions préparatoires tenues à Nairobi, Windhoek et Abidjan, les pays africains ont pu formuler des Propositions communes africaines, socle de leurs contributions à Bakou. Sur le plan national, quatorze séances de travail ont mobilisé l’ART, l’ANTIC, SUP’PTIC et CAMTEL afin d’harmoniser les positions du Cameroun et de préparer une participation cohérente et crédible aux différentes plénières et commissions spécialisées.
Les résolutions de Bakou devraient avoir un impact concret au Cameroun : renforcement de l’accès aux services numériques, sécurisation renforcée des infrastructures, dynamisation de l’innovation locale et développement accru des compétences. Les retombées attendues profiteront particulièrement aux zones rurales, aux jeunes, aux femmes et aux entrepreneurs du digital.
Par cet engagement constant et cette préparation minutieuse, l’ART confirme la place du Cameroun comme un acteur sérieux, structuré et ambitieux dans les débats internationaux sur le développement numérique.
Omer Kamga




