Le brasseur Heineken en perte de vitesse

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(BFI) – Le néerlandais Heineken, deuxième brasseur mondial, a fait état lundi 03 août dernier d’un bénéfice net en chute libre pour le premier semestre de l’année, évoquant des activités « substantiellement touchées » par la pandémie de COVID-19. Le groupe, connu pour ses marques Heineken, Pelforth, Affligem ou Desperados, a accumulé 297 millions d’euros de pertes.

Très affecté par les confinements et fermetures de cafés-restaurants un peu partout dans le monde, le brasseur néerlandais Heineken, connu pour ses marques Heineken, Pelforth, Affligem ou Desperados, a fait état lundi d’un bénéfice net en chute libre pour le premier semestre de l’année.

Amputé par des activités «substantiellement touchées» par la pandémie de Covid-19, le bénéfice net du deuxième brasseur mondial a reculé de 131,7% pour s’établir à -297 millions d’euros, a annoncé le groupe dans un communiqué, qui ne détaille pas les chiffres du deuxième trimestre.

Des résultats plus faibles qu’anticipés

Le chiffre d’affaires pour la première moitié de l’année a quant à lui diminué de 19,2%, à 9,24 milliards d’euros. Des résultats notamment plus faibles qu’anticipés, puisque le groupe avait estimé mi-juillet que son chiffre d’affaires chuterait de 16,5% sur la première partie de l’année. «Le premier semestre 2020 a été marqué par des défis sans précédent», a déclaré Dolf van den Brink, nouveau PDG d’Heineken depuis juin, cité dans le communiqué publié ce lundi 3 août. Les résultats «ont été impactés de manière disproportionnée» par la baisse d’activité des marchés européens et les mesures prises pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus à travers le monde, a-t-il expliqué.

Le PDG affirme toutefois qu’Heineken «est entré dans la crise avec une position financière solide». Le brasseur néerlandais devrait par ailleurs payer un plus lourd tribut à la crise que le groupe danois Carlsberg. Le mois dernier, le numéro quatre mondial du secteur (Carlsberg, Kronenbourg, 1664, Grimbergen) avait en effet indiqué avoir limité la chute semestrielle de ses ventes à 11,6%, et de ses volumes à 7,7%, selon des chiffres préliminaires. Carlsberg (8,85 milliards d’euros de chiffre d’affaires) semble avoir bénéficié de sa présence plus forte et plus ancienne en Chine.

Si Heineken souligne un redressement progressif des ventes en juin, le groupe se garde bien de toute prévision chiffrée, après la suspension début avril de ses objectifs annuels. Fondé au XIXe siècle à Amsterdam, le brasseur produit et vend plus de 300 marques de bière et de cidre, dont Heineken, Strongbow et Amstel, et emploie plus de 85 000 personnes dans le monde.

Placide Onguéné

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