(BFI) – À Washington, mardi 14 avril, le ministre centrafricain des Finances et du Budget, Hervé Ndoba, a engagé des échanges avec la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) autour de l’opérationnalisation du Fonds national de garantie et d’investissement (FNGI). Doté d’un capital de 10 milliards FCFA, dont une contribution initiale de 3 milliards FCFA de la Banque mondiale, le dispositif vise à améliorer l’accès au crédit des PME et à structurer le financement de l’économie.
Cette démarche vise à encadrer le déploiement du dispositif dans le respect des règles communautaires. Dans son intervention introductive, le Ministre a d’abord détaillé la feuille de route gouvernementale visant à rendre ce fonds pleinement opérationnel. Destiné à stimuler l’investissement et à sécuriser les garanties financières, le FNGI représente en effet un levier stratégique pour le développement économique national. À cet égard, l’autorité ministérielle a particulièrement insisté sur la nécessité d’un accompagnement technique de la COBAC, notamment en ce qui concerne le strict respect de la réglementation communautaire, les modalités de libération du capital social, ainsi que l’harmonisation des procédures avec les normes régionales.
Intervenant à son tour, le Secrétaire général de la COBAC, Marcel Ondélé, a réaffirmé l’engagement institutionnel de la Commission envers les États membres. Il a déclaré que la mission première de la COBAC est d’accompagner et de conseiller les États dans le respect de la réglementation communautaire, condition sine qua non de la robustesse du secteur financier régional, et que cette posture incarne la double responsabilité de la Commission : garantir la stabilité bancaire tout en favorisant l’innovation financière au service du développement.
Positionnement du fonds dans la politique économique
Le Fonds national de garantie et d’investissement a été lancé le 21 mai 2025 à Bangui avec un capital de 10 milliards de francs CFA. Une première contribution de 3 milliards de francs CFA est apportée par la Banque mondiale. Le FNGI vise à faciliter l’accès au crédit des micro, petites et moyennes entreprises en intervenant sur les mécanismes de garantie. Il agit notamment sur les conditions d’octroi de financement en réduisant les exigences liées aux garanties. Cette orientation répond aux contraintes observées sur le marché du crédit.
Le dispositif intervient dans un contexte où les entreprises font face à des difficultés d’accès au financement. Il introduit un mécanisme de partage du risque entre les acteurs financiers et contribue à orienter les flux vers des activités productives, tout en soutenant la création d’entreprises.
L’opérationnalisation du FNGI pourrait servir de référence pour d’autres initiatives dans la sous-région. Elle s’inscrit dans une logique de mobilisation des ressources et de structuration des instruments de financement.




