La Bicig détecte une faille sécuritaire sur ses cartes bancaires

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(BFI) – C’est sans doute le plus gros scandale enregistré dans le secteur bancaire et qui remet en cause la fiabilité du système de sécurité de certains établissements. En effet, le 18 mai 2020 la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (Bicig) a annoncé avoir subi de retraits frauduleux par cartes de paiements internationales, à hauteur de 113 millions de FCFA. 

Alors qu’elle vient de passer sous pavillon de la Banque Centrale Populaire (BCP) via sa filiale Atlantic Financial Group créée par l’homme d’affaires ivoirien Bernard Koné Dossongui, la BICIG a connu une mésaventure sans précédent, susceptible de remettre en cause la fiabilité de son système de sécurité. La preuve avec les paiements frauduleux par cartes internationales annoncés par l’établissement bancaire ce début de semaine.

Si l’établissement bancaire assure avoir « identifié les cartes et les transactions frauduleuses concernées afin de circonscrire définitivement l’incident », une source citée par le site Gabonreview assure qu’elle aurait subi de lourdes pertes, « la fraude aurait démarré le 6 mai, avant d’être stoppée huit jours plus tard, après identification suite à des réclamations de certains clients ».

Ainsi, ladite fraude qui aurait été opérée depuis le Mexique porterait sur 2000 cartes et 8000 transactions, pour un montant total de 200 millions de FCFA. «1200 clients ont été débités pour 113 millions sur leurs comptes Bicig. Les 800 autres n’ont pas été débités, la Bicig ayant pu suspendre depuis le 14 mai les opérations frauduleuses avant leur comptabilisation ».  

Toutefois, si la banque indique qu’elle procédera au « remboursement intégral des montants», des interrogations demeurent notamment sur le niveau de sécurité desdites cartes. En effet, entre la facilité déconcertante avec laquelle s’est opérée ladite fraude et la réactivité tardive de l’établissement bancaire, l’opinion reste quelque peu dubitative. Ce scandale n’est-il pas la preuve de l’obsolescence de son système informatique? Pourrait-on être tenté de se demander.  

Mais pour l’heure, un seul constat semble unanime au sein de l’opinion. Avec le départ de BNP Paribas et sa reprise par la Banque Centrale Populaire, la banque a véritablement connu une détérioration de ses services alors qu’il y a quelques années, elle était considérée comme l’un des fleurons de secteur bancaire au Gabon. 

Placide Onguéné

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