AccueilFinanceBanquesAttijariwafa Bank rejoint le système chinois de paiement en yuans

Attijariwafa Bank rejoint le système chinois de paiement en yuans

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Cette initiative devrait offrir aux clients entreprises et institutionnels de la banque des moyens plus rapides et plus efficaces d’effectuer des paiements en devise chinoise. Elle pourrait également réduire les délais de traitement et simplifier les circuits bancaires traditionnels, qui impliquent parfois de multiples intermédiaires. « Cette adhésion renforce notre capacité à accompagner les flux commerciaux et d’investissement entre le Maroc et la Chine, en proposant à nos clients les meilleurs canaux de règlement en RMB », a déclaré Adil Hajji, directeur de la banque internationale du groupe Attijariwafa Bank. La banque n’a pas précisé si elle a rejoint le CIPS en tant que participant direct ou indirect, et n’a pas non plus fourni d’estimations quant aux économies potentielles pour ses clients.

Standard Bank a été la première banque africaine à obtenir un accès direct au CIPS

Attijariwafa Bank rejoint un nombre croissant d’établissements financiers africains qui tissent des liens avec l’infrastructure de paiement chinoise.

En juin 2025, Standard Bank est devenue la première banque africaine autorisée à traiter des transactions directement via le CIPS. Elle a officiellement lancé ce service en novembre de la même année. En juillet 2026, la banque sud-africaine a fait état de plus de 8 milliards de yuans — soit environ 1,2 milliard de dollars — traités via ce système. Elle a étendu ce service à plusieurs marchés africains, notamment l’Angola, le Ghana, le Kenya, le Lesotho et la Tanzanie. En juin 2026, Standard Bank et son principal actionnaire, la banque chinoise ICBC (Industrial and Commercial Bank of China), ont obtenu l’autorisation de fournir des services de compensation en yuans dans 19 pays africains. Cette autorisation permet aux deux établissements de proposer des services de compensation en RMB à d’autres institutions financières sur tout le continent.

Plus récemment, le groupe bancaire panafricain Ecobank, présent sur 34 marchés africains, a annoncé le 12 octobre la signature d’un protocole d’accord avec le CIPS. Cet accord vise à développer les capacités de règlement en yuan entre la Chine et les économies africaines. Ces initiatives en sont à des stades de mise en œuvre différents.

Standard Bank traite déjà des opérations via le CIPS, tandis qu’Ecobank a signé un accord de coopération. Attijariwafa bank a, pour sa part, annoncé son adhésion sans toutefois préciser les modalités techniques régissant sa participation.

Lancé en 2015, le CIPS constitue l’un des leviers soutenant les efforts de la Chine pour favoriser une utilisation internationale plus large du renminbi. Son déploiement en Afrique pourrait permettre à davantage d’entreprises de régler leurs fournisseurs chinois sans avoir systématiquement recours au dollar américain. L’utilisation du yuan ne supprime toutefois pas les risques de change. Les économies réellement réalisées dépendront de plusieurs facteurs, notamment le coût de conversion des devises africaines, la liquidité disponible et les frais facturés par les banques.

Antoine Mboussi

Rédaction
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