(BFI) – Le Cameroun et l’Union Européenne accélèrent leur partenariat stratégique à travers des investissements ciblés dans les infrastructures de transport et de mobilité durable. Cette alliance vise à moderniser les infrastructures nationales et à accélérer l’intégration économique régionale en Afrique centrale.
Le Ministre des Transports (MINT), Jean Ernest Masséna NGALLÈ BIBÉHÈ, a reçu en audience, le mardi 08 septembre 2026, Son Excellence Veronika BOSKOVIC POHAR, Ambassadrice de l’Union européenne au Cameroun et pour la Guinée Equatoriale. Cette rencontre a constitué une opportunité d’échanges sur les perspectives de renforcement de la coopération entre le Cameroun et l’Union européenne dans le secteur des transports.
Au cours de l’audience, les différents responsables du Ministère des Transports ont présenté à la délégation européenne les principaux projets et initiatives en cours ou envisagés dans les différents sous-secteurs placés sous la tutelle du MINT. Ces projets, dont plusieurs sont susceptibles de bénéficier de l’accompagnement technique, institutionnel ou financier de l’Union européenne, concernent notamment l’aviation civile, les affaires maritimes et les voies navigables ainsi que les transports routiers.
Les échanges ont permis de mettre en évidence plusieurs domaines d’intérêt commun, en lien avec les enjeux actuels de transformation et de modernisation des systèmes de transport. Dans les secteurs aérien et maritime, une attention particulière a notamment été accordée aux questions relatives à la transition énergétique, à la mobilité électrique et au développement des carburants durables, dans la perspective de rendre les systèmes de transport plus résilients et respectueux de l’environnement.
Dans le domaine des transports routiers, la sécurité routière a également occupé une place importante dans les discussions, avec notamment l’intérêt de recourir aux technologies de l’intelligence artificielle pour renforcer la prévention des accidents, améliorer la surveillance des comportements à risque et optimiser les dispositifs de gestion de la circulation.
La coopération pourrait également s’étendre à la gouvernance et à la facilitation des échanges sur les grands corridors de transport. A cet égard, le Cameroun, considéré comme un moteur de l’intégration en Afrique centrale, entend s’inspirer des expériences et des bonnes pratiques développées dans d’autres sous-régions du continent africain, afin de favoriser une meilleure cohérence des politiques et mécanismes de gouvernance des corridors et de renforcer leur efficacité.
Au terme des échanges, il a été convenu que le MINT mettra à la disposition de la délégation de l’Union européenne les fiches techniques des différents projets prioritaires présentés. Des groupes de travail seront, par ailleurs, constitués afin d’examiner de manière approfondie les différentes problématiques, d’identifier les besoins en matière d’accompagnement et de dégager des pistes concrètes de collaboration, dans le cadre d’un dialogue stratégique structuré entre le Cameroun et l’Union européenne.
Cédric Boyomo




