(BFI) – Une initiative régionale visant à faciliter l’accès des entreprises agroalimentaires d’Afrique centrale au marché européen a formé des fonctionnaires et des acteurs d’appui chargés d’accompagner les petites et moyennes entreprises (PME) sur la conformité aux normes sanitaires et phytosanitaires européennes.
Cet atelier de renforcement des capacités a été organisé à Douala les 14 et 15 juillet 2026 par le Programme d’appui à l’intégration régionale et à l’investissement en Afrique centrale (PAIRIAC), financé par l’Union européenne. La formation visait à renforcer la capacité des institutions de toute la région d’Afrique centrale à accompagner les PME dans le respect des exigences de l’Union européenne en matière d’importations agricoles et agroalimentaires.
Selon les organisateurs, de nombreux produits agricoles et agroalimentaires d’Afrique centrale sont destinés aux marchés régionaux et internationaux, mais ne sont pas toujours conformes aux normes européennes. Le programme vise à améliorer la conformité aux mesures sanitaires et phytosanitaires destinées à protéger la santé humaine, animale et végétale, tout en facilitant l’accès aux marchés d’exportation. Les organisateurs ont indiqué que la formation avait permis aux participants d’acquérir des connaissances sur les exigences du marché et l’évolution de la réglementation, afin d’aider les entreprises à devenir plus compétitives sur un marché mondial exigeant.
Maximin Emagna, coordinateur du PAIRIAC, a déclaré que le respect de la réglementation européenne restait essentiel pour les exportateurs souhaitant éviter les refus aux frontières. « La législation de l’Union européenne définit les niveaux de résidus acceptables dans les produits agricoles. Des traces de produits chimiques, de pesticides ou de métaux lourds au-delà des seuils autorisés peuvent entraîner le refus des produits. La réglementation évolue régulièrement et les PME doivent être informées. L’objectif est de garantir que les produits exportés d’Afrique centrale répondent aux exigences et ne soient pas refoulés aux frontières européennes », a précisé M. Emagna.
De son côté, Alphonsine Louhari Tokozaba, déléguée de la République du Congo, a déclaré que les autorités renforçaient les systèmes de surveillance afin d’anticiper les risques pesant sur les exportations agricoles. « Au Congo, nous effectuons une surveillance étendue pour prévenir les attaques de rongeurs et autres ravageurs. Lorsqu’un risque atteint un niveau critique, des mesures de traitement sont mises en œuvre. Les produits sont désormais traités au cas par cas, car leur capacité d’absorption des traitements chimiques varie. Des inspections sont menées ultérieurement pour garantir la conformité avant l’exportation », a-t-elle expliqué.
Les experts ont également relevé des problèmes persistants de non-conformité liés à une application insuffisante des normes sanitaires et phytosanitaires, à des lacunes en matière d’infrastructures et à des difficultés de coordination dans toute la région.



