(BFI) – Vingt ans après son lancement au Cameroun, le Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) affiche un bilan jugé positif par ses partenaires. Réunis à Yaoundé pour la 17e session du Comité d’Orientation et de Suivi, responsables camerounais et français ont passé en revue près de 967 milliards de FCFA investis dans les infrastructures, la santé, l’éducation et l’agriculture. Deuxième pont sur le Wouri, salles de classe, hôpitaux, routes ou encore appui aux exploitations agricoles : les réalisations sont nombreuses.
Le bilan de vingt années de mise en œuvre du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) a été au centre de la 17e session du Comité d’Orientation et de Suivi (COS-C2D), tenue ce 9 juin à Yaoundé. Les travaux étaient présidés par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, coprésident du COS-C2D, aux côtés du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey, et de l’ambassadeur de France au Cameroun, Sylvain Riquier. La rencontre a également réuni une quinzaine de ministres, maîtres d’ouvrage des programmes financés par le C2D.
À l’occasion des vingt ans de ce mécanisme de coopération entre le Cameroun et la France, les participants ont passé en revue les réalisations enregistrées grâce à près de 967 milliards de FCFA engagés depuis 2006 à travers 54 conventions de financement.
Dans le domaine des infrastructures, plus de 339 milliards de FCFA ont été investis pour la construction de 125 ouvrages d’art, l’aménagement de 170 kilomètres de pistes rurales, la réhabilitation de routes urbaines et la réalisation du deuxième pont sur le Wouri. Les villes de Douala, Yaoundé, Bafoussam, Bertoua, Garoua, Bamenda et Maroua ont bénéficié d’importants aménagements urbains et d’équipements publics.
Plus de 114 milliards de FCFA ont également été consacrés à la santé et à l’éducation, permettant notamment la distribution de plus de 350 000 chèques santé, le recrutement de plus de 37 000 instituteurs et la construction de plus de 1 200 salles de classe. À cela s’ajoutent plus de 76 milliards de FCFA investis dans la formation professionnelle et l’insertion des jeunes.
L’occasion également de rappeler, dans le cadre de cette célébration que, le C2D repose sur un principe de partenariat et de réinvestissement de la dette remboursée par le Cameroun.
Dans son propos, le ministre des Finances Louis Paul MOTAZE a remis les pendules à l’heure, « le Cameroun a remboursé plus de 1000 milliards de Fcfa de dettes vis à vis de la France ». Face aux idées reçues sur la dette du Cameroun, le ministre des Finances apporte une mise au point importante : le pays rembourse bel et bien ses engagements financiers, avec près de 1 000 milliards de FCFA mobilisés pour le service de la dette. Contrairement à certaines perceptions, il ne s’agit pas d’un effacement de dettes, mais d’un mécanisme structuré de désendettement, dont le C2D produit des résultats tangibles à travers des projets impactant directement les populations dans les secteurs sociaux et des infrastructures.
Alamine Ousmane Mey a souligné que le C2D demeure un instrument de coopération franco-camerounaise. « C’est un levier essentiel pour accompagner les politiques publiques en faveur d’un développement durable et inclusif, avec des opportunités et des retombées socio-économique incommensurables pour les populations camerounaises » a indiqué le membre du gouvernement.
Vingt ans après son lancement, le C2D s’impose comme l’un des plus importants instruments de financement du développement au Cameroun, avec des réalisations visibles dans les infrastructures, le capital humain et le développement rural.
Omer Kamga




