(BFI) – Selon le Comité de pilotage et de suivi de l’oléoduc (CPSP), le Cameroun a perçu 12,2 milliards de Fcfa de droits de transit sur les exportations de pétrole tchadien au cours des quatre premiers mois de 2026. Ce chiffre représente une augmentation de 1,2 milliard de Fcfa, soit 11 %, par rapport à la même période de l’année précédente.
D’après le CPSP, ces recettes proviennent du transit de 16,1 millions de barils de pétrole brut produits au Tchad et transportés via l’oléoduc Tchad-Cameroun, long de 1 080 kilomètres, entre janvier et avril.
Pays enclavé, le Tchad dépend de cet oléoduc pour exporter son pétrole brut vers les marchés internationaux. Le pétrole transite par le Cameroun jusqu’au terminal offshore de Kribi, sur la côte sud du pays.
En contrepartie, le Cameroun perçoit un droit de transit pour chaque baril traversant son territoire. Ce droit s’élève actuellement à 1,321 dollar par baril, selon les informations publiques disponibles. Le tarif actuel résulte de négociations initiées par le Cameroun en 2013 afin d’obtenir des augmentations périodiques du droit de transit. Initialement fixé à 0,41 dollar par baril lors de la mise en service de l’oléoduc, ce droit a été revu à la hausse en 2013, puis en 2018, pour atteindre son niveau actuel.
Aux termes de l’accord conclu entre les parties, une nouvelle augmentation devait entrer en vigueur le 1er octobre 2023. Toutefois, aucune information publique n’a été divulguée quant à la mise en œuvre de cet ajustement. Les derniers chiffres relatifs aux recettes soulignent l’importance persistante de l’oléoduc pour le Cameroun, qui tire profit de la dépendance du Tchad à cet axe d’exportation pour accéder aux marchés pétroliers mondiaux.




