Vers la mise sur pied du port autonome de Limbe

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Port de Limbe

(BFI) – Le président de la République a signé le 5 mai dernier des décrets portant réorganisation et approbation des statuts, sonnant ainsi une nouvelle ère pour cette entité.

Un pas de plus dans la concrétisation de la mise en œuvre du Port autonome de Limbe (PAL). Le président de la République, Paul Biya a signé le 5 mai dernier deux décrets pour cette institution.

L’un réorganisait et l’autre clarifiait le statut. Une société à capitaux publics ayant l’Etat comme principal actionnaire, mais dont l’actionnariat peut être ouvert à d’autres entités publiques ou privées.

Même si le PAL n’est pas encore fonctionnel, ses missions sont clairement définies. Elles vont de la gestion du domaine public portuaire à l’aménagement et au développement du domaine public portuaire, en passant par la promotion et le marketing du domaine public portuaire de Limbe.

Dans les détails, le PAL est chargé de la coordination générale des activités portuaires, de la gestion, l’entretien, la maintenance, la rénovation et le renouvellement des infrastructures et des équipements portuaires ; de la coordination des activités industrielles et commerciales relatives à l’exploitation portuaire, notamment la production des biens et services, le transport, l’entreposage, le stockage, etc.

Pour Josu2 Youmba, directeur général de l’Autorité portuaire nationale, garant de cette structure pour le moment, « les textes du président de la République viennent donner un départ effectif à la mise en place et à la mise en application de la réforme portuaire et des différents textes qui, ces derniers temps, portent sur la gestion des organismes publics. Ce nouveau texte permet de mettre effectivement en œuvre l’exploitation du Port de Limbe ».

Dans la suite du processus, la prochaine étape pourrait être la mise en place des organes sociaux permettant à ceux qui seront désignés, de prendre le développement du port en main.

A la question de savoir si la charrue n’a pas été mise avant les bœufs, le dg explique. « En 1998, on a fait la réforme du secteur portuaire qui a créé quatre ports autonomes : Limbe, Kribi, Douala et Garoua. Avec l’évolution, le port de Garoua a été rétrocédé à la municipalité. Douala avait la responsabilité pendant un temps d’assurer l’intérim de Kribi et de Limbe. Entre temps, dans la gestion même des établissements publics, il y a eu de nouveaux textes. Il fallait donc tenir compte de ces nouvelles avancées pour réorganiser ».

Autre centre d’intérêt, la grande portée économique de cette infrastructure. « Un port est un pool de développement économique parce qu’il permet le développement des industries, la création des emplois. Nous pensons que tout ceci jouera certainement un rôle dans l’apaisement du climat sociopolitique qui règne dans la région du Sud-Ouest », espère le directeur général de l’APN.

Le port de Limbe est appelé en effet à être un port en eau profonde. Il aura donc un tirant (profondeur) d’eau le plus important des trois ports. Il pourra aussi servir d’avant-port à Douala.

Omer kamga

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