TOTAL gagne du terrain en Angola

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PDG TOTAL
Patrick Pouyanne, Président-Directeur Général de Total

(BFI) – Total a signé un accord avec la compagnie nationale angolaise Sonangol en vue d’acquérir des participations dans les blocs 20/11 et 21/09 du bassin du Kwanza, au large de Luanda. En vertu de cet accord, Total deviendra l’opérateur du développement de ces deux blocs, avant de créer une société d’exploitation avec Sonangol, 3 ans après le démarrage de la production.

Selon les termes de cet accord, Total, qui est présent en Angola depuis plus de 60 ans, deviendra l’opérateur du développement de deux nouveaux blocs avant de créer une société d’exploitation avec Sonangol, trois ans après le démarrage de la production.

Total versera 400 millions de dollars à Sonangol à la finalisation de l’accord, auxquels s’ajouteront 100 millions de dollars à la décision finale d’investissement du projet, ainsi que des paiements supplémentaires pour un montant cumulé plafonné à 250 millions de dollars.

Dans le détail et sous réserve du feu vert des autorités compétentes et des partenaires, le pétrolier français détiendra une participation de 50% tandis que Sonangol et le britannique BP auront respectivement 20% et 30% dans un bloc situé dans la zone centrale du bassin du Kwanza, à des profondeurs d’eau allant de 300 à 1.700 mètres, précise-t-il dans un communiqué.

Total détiendra en outre une participation de 80% aux côtés de Sonangol (20%) dans un autre bloc, situé dans la zone centre-sud du bassin du Kwanza, à des profondeurs d’eau allant de 1.600 à 1.800 mètres.

Patrick Pouyanné, le PDG de Total (Photo), s’est félicité dans le communiqué de devenir « la première compagnie à entreprendre un développement dans le bassin du Kwanza ».

Toujours en Angola, Total a également annoncé avoir signé, avec ses partenaires Equinor, ExxonMobil et BP, un accord avec Sonangol et l’Agence nationale du pétrole, du gaz et des biocarburants pour prolonger les licences de production de leur consortium jusqu’en 2045 pour le bloc 17.

Ce bloc, situé à 150 km au large des côtes angolaises, a permis de produire trois milliards de barils de pétrole depuis 2001, avec un milliard additionnel de barils restant à produire, selon Total.​

Les points à retenir

– Groupe intégré de l’énergie, 4ème compagnie pétrolière mondiale, 2ème gazière et numéro 1 mondial du solaire avec Sun Power ;

– Trois zones géographiques fortes –Europe, Moyen-Orient et Afrique- et savoir-faire dans 4 métiers –offshore, GNL, pétrochimie et réseaux & lubrifiants, générant 171 Mds€ ;

– Position sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production (1,6 Mb/d) au raffinage (1,8 Mb/d) puis le marketing & services (1,8 Mb/d) ;

– Stratégie de long terme en 3 axes : pétrole : investissements à points morts bas / gaz naturel : croissance sur toute la chaîne de valeur de cette énergie fossile attendue en forte croissance d’ici 2020 / énergies bas carbone : investissements dans l’aval gaz et le renouvelable pour la fourniture d’électricité ;

– En production pétrolière, au niveau record de 2,8 Mbep/d, capacité à dégager des marges supérieures à celles de la concurrence grâce à la maîtrise des coûts unitaires, les plus faibles du secteur à 5,4 $/bep ;

– Rapidité de la montée en puissance des ambitions mondiales dans le renouvelable ;

– Marges plutôt élevées dans le raffinage, les sites qataris, coréens et séoudiens compensant les implantations européennes ;

– Retour aux actionnaires par hausse du dividende, avec acomptes montés à 0,66 €, et rachats d’actions (1,5 Md$ en 2019).

Les points à surveiller

– Secteur pénalisé par la forte volatilité des cours du brut, par le haut niveau des stocks et par les variations de quotas de l’OPEP ;

– Absence du secteur des gaz de schiste aux Etats-Unis, le groupe étant présent en Amérique latine ;

– Retour au recul des marges de raffinage en Europe ;

– Obligation de sortir de l’Iran, imposée par les Etats-Unis ;

– Arrêt, en mai 2019, des opérations en Libye ;

– Exposition aux risques géopolitiques en Afrique (30 % de la production du groupe), notamment au Nigeria, au Moyen-Orient -Libye et Yemen- et en Russie;

– Forte sensibilité aux cours du baril de pétrole et au dollar, monnaie de présentation des comptes ;

– Poursuite de la diversification dans le gaz, les énergies renouvelables et l’énergie bas carbone avec Direct Energie ;

– Capital éclaté, le premier actionnaire étant les salariés avec 5 % du capital.

Pétrole et parapétrolier

Les compagnies pétrolières, comme Shell ou Total, investissent de plus en plus dans l’électricité verte, qui bénéficie d’une croissance plus forte que celle des énergies fossiles. L’Agence internationale de l’énergie estime que la demande en électricité devrait progresser de 2,1% par an au cours des deux prochaines décennies, contre 1,9% pour le gaz et seulement 0,6% pour le pétrole. Une part croissante de cette électricité sera produite à partie de gaz et d’énergies renouvelables.

Shell, la compagnie la plus offensive sur ce sujet, prévoit que l’électricité, de sa génération jusqu’à sa distribution, représentera le tiers de son activité dans les années 2030. Cette proportion est comparable à celle du pétrole et du gaz. Les pétroliers européens investissent désormais tous dans ce secteur.

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