Téléphonie mobile : Un roaming à moindre coût entre le Congo et le Gabon au plus tard le 31 décembre 2019

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Yves Castanou, DG de l’ARPCE, et Lin Mombo, Président du Conseil de régulation de l’ARCEP Gabon

(BFI) – L’Agence de Régulation des Postes et des Communications électroniques du Congo (ARPCE) et l’Autorité de Régulation des Communications électroniques et des Postes du Gabon (ARCEP) signent, ce mardi 15 octobre à Brazzaville, un protocole d’accord relatif à la mise en œuvre du « Free Roaming ». Une action qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération et de l’intégration entre les Etats de la sous-région Afrique Centrale, en particulier les deux pays.

Le roaming est une fonctionnalité qui permet de téléphoner, envoyer des SMS, des MMS ou encore d’accéder à Internet (Roaming data), lors de voyages dans les pays étrangers et dans les zones peu couvertes. A travers ce protocole d’accord, les deux institutions entendent ainsi faciliter la mobilité des populations à travers les TIC, par la réalisation du roaming à moindre coût.

En effet, réunis en conférence à Malabo, les 6 et 7 août 2018, les régulateurs des télécommunications de l’Afrique Centrale avaient déjà adopté la feuille de route pour la mise en place de ce type de roaming dans la sous-région.

Selon les clauses dudit accord, l’ARPCE et l’ARCEP conviennent entre autres de :

  • la mise en place, dans chaque pays, d’un comité national technique piloté par l’Autorité de Régulation et comprenant l’ensemble des opérateurs ainsi que l’Autorité Gouvernementale en charge des télécommunications ;
  • la mise en place d’un comité de gestion de fraude entre les pays ;
  • la mise en place de la gratuité de la réception des appels pour les usagers en roaming dans la limite des 300 premières minutes par abonnés et dans la limite d’un mois
  • A ces points, il faut ajouter : des échanges d’informations tarifaires et techniques entre les deux Autorités de Régulation ; l’obligation de fiabiliser l’identification des abonnés aux services de téléphonie mobile.

« Notre initiative s’intègre parfaitement aux actes additionnels de la Communauté
Economique des Etats de l’Afrique Centrale et à l’engagement des Chefs d’Etat à renforcer la cohabitation et la promotion d’un marché commun en adéquation avec la vision de la CEMAC », indique le Directeur Général de l’ARPCE, M. Yves Castanou.

Il faut rappeler qu’en octobre 2013, l’Union Internationale des Télécommunications et le Rwanda organisaient à Kigali le sommet TRANSFORM AFRICA, une conférence internationale sur les Technologies de l’information et de la communication (TIC). Au cours de ces assises, les autorités nationales de régulation avaient adopté un cadre de télécommunications régional dénommé « Réseau Africain Unique », en réponse aux décisions prises lors de la 3ème réunion du conseil d’administration de « SMART AFRICA », un projet d’interconnexion Internet haut débit entre les pays africains.

A propos de l’ARPCE

Bras institutionnel du gouvernement en matière de régulation des Postes et Communications Electroniques, l’ARPCE a la délicate mission de protéger à la fois les intérêts de l’Etat, des consommateurs et des prestataires dans les secteurs régulés.

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