Soudan du Sud: vers une augmentation de la production pétrolière de 70 000 barils par jour dès juin

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(BFI) – Ces perspectives du ministère du Pétrole et des Mines sont fondées sur la reprise de la production des champs pétrolifères d’El-Nar, d’El-Toor et de Manga, tous situés dans le nord du pays, d’ici le 27 avril

Trois gisements de pétrole précédemment fermés devraient reprendre leurs opérations au Soudan du Sud, au cours du mois d’avril, a annoncé dimanche 31 mars le ministère du Pétrole et des Mines. L’institution a indiqué dans un communiqué que les champs pétrolifères d’El-Nar, d’El-Toor et de Manga, tous situés dans le nord du pays, reprendront leur production d’ici le 27 avril, avec pour objectif d’augmenter la production de 70 000 barils par jour d’ici juin. Cette décision a été prise après une visite du ministre sud-soudanais du Pétrole et des Mines Ezekiel Lol Gatkuoth et de son homologue soudanais Ishag Adam Bashir Gamaa sur les sites.

M. Gatkuoth a demandé à la China Petroleum Engineering and Construction Corporation (CPECC), une filiale de la China National Petroleum Corporation (CNPC) chargée de réhabiliter les champs pétrolifères d’El-Nar et d’El-Toor, d’accélérer les travaux et de respecter l’échéance du 27 avril pour la reprise de la production. Les deux ministres ont également signé un accord autorisant les sociétés pétrolières opérant au Soudan du Sud à transporter des équipements de production pétrolière à travers le territoire soudanais.

En juin 2018, Juba et Khartoum avaient convenu de travailler mutuellement pour réparer les infrastructures pétrolières endommagées pendant la guerre civile au Soudan du Sud, afin de permettre à la production de reprendre dans un délai de trois mois.

La Déclaration de Khartoum signée à cette occasion stipulait également que les deux pays déploieraient une force de sécurité conjointe pour protéger les installations pétrolières contre toute attaque.

Selon la Banque mondiale, le Soudan du Sud est le pays le plus dépendant du pétrole au monde. Le pétrole représente en effet environ 60% de son produit intérieur brut. Après que cette jeune nation a basculé dans la guerre civile à la fin de l’année 2013, sa production de pétrole est passée de 350 000 barils par jour en 2011 à moins de 130 000 barils par jour en 2014.

La signature d’un nouvel accord de paix en septembre 2018 a cependant permis une baisse d’intensité du conflit ; les champs de pétrole fermés ont rouvert, permettant de faire remonter la production de pétrole à plus de 150 000 barils par jour.

Par Rémy Ngassana

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