(BFI) – Cette annonce s’inscrit dans la continuité d’une stratégie assumée de réduction des coûts et d’amélioration de la rentabilité, alors même que le groupe demeure bénéficiaire et poursuit des objectifs de baisse de ses charges.
Depuis quelques années, le décor bancaire se transforme sans bruit. Les rendez-vous au guichet se raréfient. Les automates remplacent les opérations courantes. Et, surtout, les applications ont pris la main sur une grande partie de la relation client.
Ce basculement est documenté. Selon la Fédération bancaire française, 94% des Français consultent le site ou l’application de leur banque, et 79% ont téléchargé au moins une application bancaire. En parallèle, la fréquentation des agences recule : 36% des clients s’y rendent au moins une fois par trimestre, contre 41% en 2020.
Autrement dit, la banque “physique” n’a pas disparu. Mais elle n’est plus le centre de gravité. Et c’est précisément ce glissement qui pousse les réseaux à se reconfigurer.
En effet, 101 agences disparaîtront du territoire français durant l’année 2026 selon les informations transmises aux représentants du personnel. Cependant, le groupe bancaire refuse obstinément de commenter ces révélations pourtant issues de sources syndicales fiables et documentées.
Par ailleurs, cette vague de suppressions s’inscrit dans une trajectoire déjà entamée depuis 2020 avec 600 fermetures consécutives. Aujourd’hui, le réseau compte environ 1 450 agences contre 2 100 initialement après la fusion avec Crédit du Nord. D’ailleurs, cette situation peut entraîner des conséquences inattendues pour les clients pressés par le temps et les achats imprévus. Par ailleurs, la Société Générale présente un projet de réorganisation qui prévoit la suppression de 1.800 postes en France d’ici à fin 2027, sans procéder à un plan de départs, a annoncé le groupe bancaire, qui compte 40.000 collaborateurs en France.
Placide Onguéné




