Selon une étude, le pétrole devenu bon marché va réduire les budgets des pays producteurs en Afrique

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(BFI) – Avec la chute des prix du pétrole en dessous de leur seuil de rentabilité, de nombreux projets seront retardés en Afrique. C’est en substance le contenu d’une nouvelle étude du cabinet Rystad Energy publiée en marge de la situation actuelle du marché pétrolier. 

Les investissements dans les grands projets pétroliers et gaziers prévus vont connaître un changement de calendrier, voire une réduction des dépenses. Plusieurs projets de développement comme au Sénégal sont déjà pressentis pour être retardés. Le pays devrait ne pas pouvoir démarrer en 2022, comme prévu.

Par exemple, le Nigeria a basé son budget pour 2020 sur un baril moyen de 57 dollars. Le baril ayant chuté sous la barre des 35 dollars, le pays travaille actuellement à l’ajuster.

« La plupart des principaux projets pétroliers et gaziers prévus en Afrique s’attendaient à être affectés dans l’hypothèse d’un prix du pétrole compris entre 55 et 60 dollars le baril. Aujourd’hui, avec la chute des prix nous nous attendons à ce que de nombreux projets soient retardés, ce qui entraînera une baisse de la production de liquides prévue sur le continent pendant la majeure partie de cette décennie et des répercussions importantes sur les budgets des États dépendant de l’énergie », a déclaré Siva Prasad, analyste en chef dans l’amont chez Rystad Energy.

Par ailleurs, le consultant estime que les retards dans le calendrier de ces projets en Afrique pourraient entraîner une baisse de 200 000 barils par jour de la production en moyenne entre 2021 et 2025. L’impact pourrait être beaucoup plus important à plus long terme avec une chute jusqu’à 1,18 million de barils par jour entre 2026 et 2030.

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