Réduction de 97% de décès liés à la rougeole grâce à la vaccination entre 2000 et 2017 au Cameroun

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Vaccination

(BFI) – Révélation faîtes par le programme élargi de vaccination ( PEV ) au cours de la réunion de briefing avec les hommes de médias le 27 novembre 2019 dernier à Yaoundé , en prélude au lancement de la campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole chez les enfants de 0 à 5 ans .

Les épidémies de rougeole surviennent de manière cyclique (tous les 3 ans) au Cameroun où l’accès aux services de vaccination ne permet pas toujours de toucher tous les enfants pendant la période nécessaire à leur protection. Du 0 4 au 06 décembre au Cameroun, va se tenir sur toute l’étendue du territoire une campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole couplée à l’introduction de la deuxième dose de vaccin contre ces épidémies sur toute l’étendue du territoire. Cette campagne concerne les enfants âgés de 9 à 59 mois. Une tranche qui semble être la plus touchée par ces maladies. Elle s’avère d’ailleurs graves et contagieuses. Et les signes précurseurs sont : la forte fièvre, les boutons sur le corps et le nez qui coule accompagnés de la toux ou les yeux rouges et larmoyants. Au conséquence dommageables tant sur la vie que sur la santé des enfants. D’où la nécessité de les faire vacciner, afin de sauver des vies. Et les chiffres en disent beaucoup dans la riposte à travers le vaccin dans le monde en général, et au Cameroun en particulier.

Vacciner les enfants pour protéger et prévenir

En effet, chaque année la vaccination sauve près de trois millions de vies. Dans la même lancée, elle épargne plus de 750. 0000 enfants des séquelles invalidantes, dues à ces maladies infectieuses. Notamment la rougeole et la rubéole.  Au Cameroun, la multiplication des activités de vaccination a permis de réduire considérablement le nombre décès dus à la rougeole (de 550.100 en 2000 à 89.700 en 2016), soit un taux de réduction de 84%.

Toujours selon le PEV, sur la période allant 2000 à 2017, le nombre de décès d’enfants de moins de 5 ans dus à la rougeole est passé de 5.208 à 146 cas, soit un taux de réduction de 97% des décès d’enfants. Les chiffres satisfaisants à mettre à l’actif de la vaccination que mène le PEV. Le traitement n’existant pas, il est judicieux de vacciner les enfants, histoire de les protéger contre cette maladie et celle de rubéole voisine.

À côté de ces statistiques encourageants, surgit la menace ces derniers temps de l’épidémie, 42 districts de santé sont touchés sur les 189 que compte le Cameroun. C’est tout le sens donné à cette rencontre de briefing avec les hommes de médias, les membres de l’association des journalistes scientifiques et communicateurs pour la promotion de la santé (AJC – Prosanté) et le PEV aux grands enjeux.

Selon Herman Essomba responsable de la communication au PEV « Les enjeux sont énormes. Comme je vous l’ai dit en salle, ces deux maladies sont graves et infectieuses : la rougeole comme la rubéole. Et donc en ce moment si, le pays est en épidémie, avec 42 districts de santé touchés par l’épidémie de rougeole. On aurait dû intervenir avant mais aujourd’hui la campagne est là. Il est question de saisir cette opportunité, pour faire baisser de manière considérable le nombre de cas de rougeole dans notre pays » a t- il indiqué.

  Le rôle des médias

 Le volet communicationnel est très important pour réussir à vacciner les 32.778.416 enfants de 0 à 5 ans contre la rougeole tel que prévu sur le triangle national. Les journalistes qui sont censés véhiculer l’information sur l’organisation matérielle de cette impérieuse activité de prévention, doivent avoir les outils nécessaires pour atteindre cet objectif. Celui d’une campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole satisfaisante. Et la bonne information est le gage de cette réussite. C’est le but même des travaux de briefing qu’a tenu le PEV et les médias.

Toutefois, dans les jours à venir les parents sont appelés à vacciner leurs enfants de 0 à 5 ans. Cette campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole est spécifique, relève le PEV. En ce sens que les vaccins contre ces maladies sont injectables. Une chose qui demandent des ressources humaines qualifiées : le personnel sanitaire, et limite de ce fait le porte à porte. Par conséquent, il est demandé aux parents de se diriger avec leurs rejetons vers les formations sanitaires, les postes de vaccination (chefferies traditionnelles, écoles et bien autres), pour les faire vacciner. Plus que quelques jours, le lancement sera fait par les autorités sanitaires.

Christian Trésor Adong Baliaba

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