Projet loi de Finances 2020: l’État réduit davantage son train de vie

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Taxes

(BFI) – Principal motif de la baisse du projet de loi de Finances 2020, la nécessité de réduire le train de vie de l’État. L’enveloppe qui passe de 5212 milliards Fcfa en 2019 à 4951,7 Fcfa en 2020, marque l’un des principaux changements de ce projet de loi. Soit un déficit de 260, 03 milliards représentant 5% en valeur relative.

Dans un contexte de crise sécuritaire, il y a urgence de limiter les tensions de la trésorerie. Mais aussi l’augmentation de la capacité interne de recouvrement de l’État et de mobilisation des recettes. En effet, cela répond à :
-Une logique de sincérité et de transparence,
-Une non prise en compte des appuis budgétaires,
-Une meilleure traçabilité des dépenses de l’État.

Une nouvelle taxation…

Le projet loi de Finances 2020 a introduit une nouvelle taxation à l’exportation au Cameroun. Entre autres produits concernés, la banane, les produits industriels manufacturés au Cameroun, les produits du cru d’origine animale, végétale et minière ayant subi une ouvraison substantielle ou transformés au Cameroun, au sens de produit fini. Tous sont exonérés du droit de sortie à l’exportation. Quant aux produits semi-finis, ils sont soumis à un droit de sortie au taux de 1% de la valeur imposable. Par ailleurs, le diamant, l’or, le riz, l’huile de palme brute, le mil, le sorgho, la gomme arabique, la noix de cola, le gnetum africanum encore appelé « Eru/Okok », sont soumis à un droit de sortie au taux de 10% de la valeur imposable.

Concernant le taux du droit de sortie applicable aux bois exportés en grumes, il représente 35% de la valeur FOB (livraison sur le navire) du volume des essences. Ce droit de sortie est fixé au taux de 10% pour les bois ouvrés et semi-ouvrés exportés.

Droits de douanes

Il s’agit d’arrimer la politique de taxation douanière à la porte au niveau de transformation des marchandises exportées. Ainsi, le Cameroun entend procéder au relèvement de 5% à 10% de la valeur imposable sur certaines marchandises produites localement et réexportées à l’étranger alors que la demande locale n’est pas entièrement satisfaite. Par exemple, le riz, le soja, le maïs et l’huile de palme d’origine camerounaise.

L’accent sera également mis sur l’institution d’un droit d’accise au taux de 50% sur l’hydroquinone ou les produits cosmétiques contenant de l’hydroquinone qui contribuent à la dépigmentation de la peau. Le relèvement du droit d’accise sur le tabac va passer de 25 à 30% pour des raisons de santé publique. La fixation du taux réduit du Tarif Extérieur Commun à 5% pour les taxis et autocars acquis à l’état neuf auprès des concessionnaires automobiles agréés. En effet, ils doivent être affectés exclusivement au transport en commun des personnes, en prélude au CHAN 2020 et à la CAN 2021. Autant d’indicateurs qui traduisent la détermination de l’État à sortir de situation de dépenses excessives.

Omer Kamga

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